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Un canal de Suez plus large et plus profond pour doper le trafic

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Le ciel s’est paré des couleurs du drapeau égyptien pour l’inauguration de l’extension du canal de Suez. À la tête d’une fastueuse parade navale et en présence de plusieurs chefs d’État, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a tenu le rôle du maître de cérémonie. Objectif: tenter de relancer une économie à genoux.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, a officiellement inauguré hier l’extension du canal de Suez, dont il espère un nouvel élan économique pour son pays. Il a profité de l’occasion pour réaffirmer sa volonté d’éradiquer le "terrorisme".

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L’ex-chef d’état-major des forces armées, élu président l’an dernier après avoir dirigé la prise du pouvoir par l’armée en 2013, a signé le décret ouvrant à la navigation la nouvelle portion du canal, aussitôt empruntée par un premier bateau, au cours d’une cérémonie à laquelle assistaient de nombreux dignitaires étrangers.

L’extension et l’agrandissement du canal de Suez ont coûté quelque huit milliards d’euros à l’Egypte. Le Caire espère qu’ils permettront d’augmenter les recettes, ce dont doutent certains économistes et spécialistes du transport maritime.

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Ouvert en 1869, le canal de Suez relie la mer Rouge et la mer Méditerranée. C’est l’une des routes essentielles du commerce mondial et une source précieuse de devises pour l’Egypte. L’expansion du canal représente l’un des travaux phares de M. Sissi qui, à peine élu en 2014, avait lancé en grande pompe ce projet comprenant l’ouverture d’une nouvelle voie doublant, sur 35 km, le célèbre canal long de 193 km, et l’élargissement et l’approfondissement d’un tronçon sur 37 autres kilomètres. La nouvelle voie doit permettre de doubler le trafic à l’horizon 2023, assure le Caire.

Le projet du Grand Musée au Caire, dirigé par Besix, face à des difficultés de financement

Les difficultés de financement causent d’importants retards sur le chantier du Grand Musée du Caire, en Égypte, dirigé par la société belge Besix. Le gouvernement égyptien peine à livrer l’argent à temps. L’établissement doit devenir le plus grand musée d’Histoire égyptienne au monde.

Besix, en joint-venture avec la société égyptienne Orascom Construction Industries, a remporté en 2012 le contrat pour la construction du projet, qui doit dépasser le Louvre à Paris ou le British Museum à Londres. Le projet est évalué aujourd’hui à 1,1 milliard de dollars. Besix espère voir le projet aboutir en 2018.

La nouvelle artère permettra la circulation dans les deux sens, réduisant de 18 à 11 heures l’attente des bateaux, et doit faire passer les revenus du canal de 5,3 milliards de dollars (environ 4,7 milliards d’euros) attendus en 2015 à 13,2 milliards de dollars (11,7 milliards d’euros) en 2023, selon les autorités.

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