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Une crise politique en Israël et de nouvelles élections en septembre

©AFP

Blocage politique complet en Israël. Les députés ont décidé de dissoudre le Parlement après que le Premier ministre sortant Benjamin Netanyahou ait échoué à former un gouvernement de coalition. De nouvelles législatives seront organisées à la mi-septembre.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, les députés israéliens ont voté la dissolution de la Knesset, le Parlement national, deux mois seulement après avoir été élus. En cause, l'incapacité du Premier ministre, Benjamin Netanyahou, de former un gouvernement de coalition avec les deux autres partis de droite arrivés en tête des législatives du 9 avril. 

Devant ce blocage inédit en Israël, il ne restait au Premier ministre sortant plus qu'une solution pour ne pas perdre la face: rappeler les Israéliens aux urnes pour la deuxième fois en moins de cinq mois. L'autre option aurait été d'attendre que le président Reuven Rivlin donne sa chance à un autre député, un camouflet que le chef du gouvernement est parvenu à éviter. 

La pomme de discorde

Le Premier ministre sortant n'a donc pas été en mesure de trouver une majorité absolue à la Knesset, faute d'être parvenu à s'entendre avec les partis de droite, d'extrême droite et ultraorthodoxes.

Aux origines de cette crise, du moins officiellement, un conflit entre les alliés présumés de Netanyahou, l'ancien ministre de la Défense Avigdor Lieberman, laïc d'extrême droite, et les partis juifs ultraorthodoxes autour du service militaire obligatoire. Lieberman s'est prononcé contre une exemption automatique pour les jeunes théologiens. "C'est juste incroyable. Avigdor Lieberman fait désormais partie de la gauche", a pesté Netanyahou devant les journalistes. "Il est évident qu'il voulait renverser ce gouvernement (...) pour rassembler quelques voltes en plus", a-t-il poursuivi.

Benjamin Netanyahu a promis qu'il se présenterait au nouveau scrutin, assurant aux journalistes que son parti l'emporterait de nouveau.  

Le "plan de paix" retardé 

Ce contretemps électoral pourrait aussi compliquer davantage les efforts des Etats-Unis pour mettre en place le plan de paix qu'ils préparent pour le Moyen-Orient. Une équipe de conseillers du président américain Donald Trump, parmi lesquels son genre Jared Kushner, se trouvent actuellement dans la région afin de rassembler des soutiens et d'encourager les investissements dans la bande de Gaza. 

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