"Il n'y a pas une once de racisme en moi!" (Donald Trump)

Le chef de la Maison blanche est en pleine campagne en vue d'être réélu en 2020. ©Photo News

La Chambre américaine des représentants, où les démocrates sont majoritaires, a voté une résolution condamnant des propos à connotation xénophobe de Donald Trump à l'encontre de quatre élues démocrates issues de minorités. Avec quelles conséquences?

La Chambre basse du Congrès américain a adopté mardi une motion condamnant des propos jugés "racistes" du président Donald Trump, une accusation dont il s'est défendu tout en continuant d'attaquer violemment quatre élues démocrates issues de minorités.

©AFP

De quels tweets parle-t-on? Retrouvez-les ici:

La Chambre des représentants, à majorité démocrate, "condamne fermement les commentaires racistes du président Donald Trump légitimant et accentuant la peur et la haine des nouveaux Américains et des personnes de couleur", déclare le texte. Seuls quatre élus républicains à la Chambre des représentants ont voté pour le texte de la majorité démocrate.

Seules quatre voix républicaines contre leur président...

Pour l'ancien sénateur républicain de l'Arizona Jeff Flake, qui a de nombreuses prises de bec avec le président, le silence des membres de son parti ne peut dans un cas pareil se justifier. "J'ai souvent dit qu'on ne pouvait attendre des élus républicains qu'ils répondent à toutes les déclarations du président. Mais il y des moments où elles sont si ignobles et insultantes qu'il leur appartient de les condamner", a-t-il tweeté.

Le Président n'a pas la même vision de la situation: "Ces tweets n'étaient PAS racistes. Il n'y a pas une once de racisme en moi!" Mais il n'a pu s'émécher de répéter une des phrases litigieuses qui avaient collé l'étiquette de "xénophobes" à ses tweets: "Notre pays est libre, magnifique et prospère. Si vous détestez notre pays, ou si vous n'êtes pas heureux ici, vous pouvez partir!"

Pour rappel, trois des femmes visées par les tweets (Alexandria Ocasio-Cortez, Ayanna Pressley et Rashida Tlaib) sont nées aux Etats-Unis. Ilhan Omar, une réfugiée somalienne, est installée aux Etats-Unis depuis plus de vingt ans.

Quelle est la conséquence de ce genre de motion? Aucune. C'est juste symbolique... La mesure n'a pas force de loi, elle vise à faire honte au Président et à ses pairs du Parti républicain qui l'ont soutenu.

Donald Trump est revenu sur Twitter dans la soirée de mardi pour se féliciter de la cohésion de son parti dans cette circonstance. Il a souligné "à quel point le Parti républicain était uni sur le vote d'aujourd'hui".

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