La Nouvelle-Calédonie fait le choix de la France

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56,4% des électeurs ont voté contre l'accession à l'indépendance.

La Nouvelle-Calédonie, petit territoire français du Pacifique, a voté non à son indépendance. Selon les résultats définitifs du référendum, le non à l'indépendance l'emporte avec 56,4%. Les sondages prédisaient une large victoire du non, dans une fourchette de 63 à 75%. 

Emmanuel Macron a exprimé dimanche son "immense fierté que nous ayons passé ensemble cette étape historique" après que la Nouvelle-Calédonie a choisi par référendum de rester dans la France. "Je veux aussi dire la fierté pour le chef de l'État que la majorité des Calédoniens aient choisi la France", a déclaré le chef de l'État français dans une allocution télévisée, en estimant qu'il n'y avait "pas d'autre chemin que celui du dialogue".

La participation a été massive, avec 80,63% de votants.

Les électeurs de cet archipel français, colonisé en 1853, étaient appelés à dire s'ils voulaient ou non "que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante".

Cette consultation, prévue par l'accord de Nouméa, signé en 1998, est destinée à poursuivre le travail de réconciliation entre Kanak, peuple autochtone du territoire, et Caldoches, population d'origine européenne, entamé avec les accords de Paris de 1988. Ces derniers avaient été signés après les violences des années 1980 qui avaient culminé avec la prise d'otages et l'assaut de la grotte d'Ouvéa en mai 1988, faisant au total 25 morts.

Les trois partis loyalistes, très divisés, défendent le maintien dans la France. Ils mettent en avant la protection de la France et ses 1,3 milliard d'euros d'aides annuelles, et espèrent que ce premier référendum sera aussi le dernier alors que l'accord de Nouméa prévoit la possibilité de deux autres consultations dans les quatre ans.

Si le Oui l'avait emporté, le FLNKS (indépendantiste) avait précisé qu'il ne souhaitait pas une rupture avec la France, mais une indépendance en partenariat avec elle.

Selon Paul Fizin, docteur en histoire, en dépit de trente années de rééquilibrage économique et social en faveur du peuple premier, les inégalités restent criantes. Échec scolaire, chômage élevé, habitat précaire... "il y a encore des problèmes d'intégration et un sentiment d'injustice prégnant dans la société kanak", dit-il. Une partie de la jeunesse kanak, marginalisée, a sombré dans la délinquance.

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