Trump accuse la Chine d'avoir piraté les mails d'Hillary

©AFP

Donald Trump s'est encore déchaîné sur les réseaux sociaux. Il accuse désormais la Chine d'avoir piraté la messagerie de sa rivale Hillary Clinton durant la campagne présidentielle.

Donald Trump serait-il devenu insomniaque? La nuit dernière, le président américain a déclaré sur Twitter que la Chine avait piraté la messagerie d'Hillary Clinton, sa rivale démocrate, lors de la campagne présidentielle de 2016. Le Président, n'ayant de cesse de dénoncer ce qu'il appelle les "Fake News", n'apporte ni détail ni preuve de ses dires.

"Les e-mails d'Hillary Clinton, dont beaucoup sont des informations classifiées, ont été piratés par la Chine. Il vaudrait mieux que le FBI et le département de la Justice soient les prochains à agir sinon (...) ils auront à jamais perdu toute crédibilité."

Pour rappel, les agences de renseignement américaines ont conclu en janvier dernier à l'intervention de la Russie dans la campagne présidentielle en vue de favoriser la victoire de Trump face à Clinton, notamment par une campagne de piratage.

Un grand jury a inculpé en juillet 12 membres des services russes de renseignement pour avoir piraté les systèmes informatiques d'Hillary Clinton et du Parti démocrate.

Le procureur spécial Robert Mueller et son équipe enquêtent sur les soupçons d'ingérence de la Russie dans la campagne et de collusion entre la campagne Trump et des responsables russes. Donald Trump nie ces accusations et qualifie l'enquête de "chasse aux sorcières".

Trump s'est attiré de vives critiques aux États-Unis pour avoir salué le démenti ferme apporté par son homologue russe Vladimir Poutine lors d'une conférence de presse commune tenue à l'issue de leur sommet à Helsinki le mois dernier. Le chef de la Maison-Blanche avait alors expliqué que l'information sur ces ingérences lui avait été fournie par le chef de la CIA, mais qu'il n'avait aucune raison de le croire.

Après la Russie, la Chine

En avril 2017, Donald Trump avait déjà déclaré que la Chine avait peut-être piraté les systèmes informatiques du Parti démocrate afin d'interférer dans l'élection présidentielle de 2016. Il n'avait à l'époque apporté aucune preuve confirmant ses propos et cette information n'a jamais été confirmée.

Interrogée mercredi sur les dernières accusations lancées par le président américain, la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Hua Chunying, a estimé qu'elles n'étaient "pas nouvelles" et a affirmé que Pékin s'opposait à toutes formes de cyberattaques. Elle avance par ailleurs la suprématie chinoise en matière de sécurité de ses systèmes par rapport à toutes formes de hacking.

Au début du mois, dans un autre tweet, Donald Trump reconnaissait toutefois que son fils, Donald Trump Junior avait bel et bien cherché à obtenir des informations qui auraient pu nuire à Hillary Clinton durant la campagne de 2016. Il avait à cet effet rencontré en juin 2016 des ressortissants russes. "Cette réunion était totalement légale", clamait alors le Président. "Les Fake News rapportent, une pure invention, que je suis inquiet à propos de la réunion que mon merveilleux fils, Donald, a eu à la Trump Tower [en juin 2016]", écrit Donald Trump. "Il s'agissait d'une réunion pour obtenir des informations sur une opposante, c'est totalement légal, et cela se fait tout le temps en politique - Est-ce que cela n'a mené nulle part. Je n'en savais rien!"

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