"Ceux qui m'accusent d'attiser la haine raciale le font à des fins politiques" (Trump)

©REUTERS

Donald Trump est en visite ce mercredi à Dayton puis à El Paso, où se sont produites deux fusillades le week-end dernier qui ont fait au total 32 morts. Des tueries "qui n'ont rien à voir avec le président Trump", a-t-il déclaré à destination de ceux qui l'accusent de racisme.

Après un week-end meurtrier aux Etats-Unis, le président américain est en visite ce mercredi dans les deux villes où ont eu lieu les fusillades faisant 32 morts. Donald Trump va d'abord dans l'Ohio puis à El Paso. Il y rencontrera des secouristes, des représentants des forces de l'ordre et des victimes.

Aucune volonté d'interdire les fusils d'assaut

S'exprimant à la Maison-Blanche avant son départ pour l'Ohio, il a déclaré que vouloir interdire par la loi les fusils d'assaut était politiquement impossible. "Je peux vous dire qu'il n'y a actuellement aucune volonté politique pour le faire", a-t-il dit.

Il s'est prononcé en revanche pour un renforcement du contrôle des antécédents des acheteurs d'armes à feu et pour faire en sorte que les déséquilibrés mentaux ne puissent porter d'armes. 

Il a également affirmé que ceux qui l'accusent d'attiser la haine raciale aux Etats-Unis, après deux fusillades meurtrières, le font à des desseins politiques.  Les récentes tueries "n'ont rien à voir avec le président Trump", a-t-il déclaré. "Ce sont donc des gens qui cherchent à tirer un profit politique" de leurs critiques, a-t-il ajouté à propos de ses opposants.

Accueil incertain

Ces deux fusillades, qui ont éclaté à treize heures d'intervalle, ont relancé le débat national sur le contrôle des armes à feu.

La maire démocrate de la ville de Dayton, Nan Whaley, a annoncé qu'elle accueillerait le président mais a ajouté qu'elle entendait lui dire à quel point elle jugeait "inutile" sa déclaration de lundi, au cours de laquelle il a appelé ses compatriotes à "condamner le sectarisme, le racisme et le suprémacisme blanc". Mais, contrairement à un message écrit plus tôt sur Twitter, il n'a fait aucune allusion à un durcissement législatif des conditions de vente des armes à feu, reportant plutôt la cause de ces tueries sur l'état mental des tireurs et la "culture de la violence" nourrie par internet et les jeux vidéos et appelant à un élargissement du recours à la peine de mort pour les auteurs de fusillades.

A El Paso, bastion démocrate dont la population est à plus de 80% hispanique, la représentante démocrate Veronica Escobar a annoncé qu'elle n'assisterait pas à la visite présidentielle. Trump, a-t-elle dit, "n'est pas le bienvenu ici". Comme d'autres démocrates, la parlementaire reproche au président républicain d'entretenir un climat d'hostilités et de haine contre les migrants et d'attiser le nationalisme blanc. Son entrée en campagne dans la primaire républicaine en juin 2015 est dans toutes les mémoires: Trump avait taxé les immigrés mexicains de trafiquants de drogue, de criminels et de violeurs.

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