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"Choc", "terreur", "honte": les Européens indignés suite aux violences à Washington

En Belgique comme ailleurs, nombreux sont les dirigeants qui ont réagi aux événements qui se sont déroulés outre-Atlantique. ©BELGA

Si bon nombre d'analystes estiment que ces événements aux États-Unis étaient prévisibles, ils n'ont pas moins indigné les dirigeants du monde entier. Retour sur les réactions à la suite de l'intrusion de militants pro-Trump dans le Capitole.

Tandis que les élus américains procédaient à la certification de la victoire de Joe Biden ce mercredi à Washington, des manifestants ont pénétré dans le Capitole, l'antre de la démocratie américaine.

En Europe comme ailleurs dans le monde, les dirigeants politiques ont dénoncé des images "choquantes", "honteuses" et "préoccupantes".

Des réactions partout en Europe

Au Royaume-Uni, allié traditionnel des États-Unis, le premier ministre Boris Johnson a dénoncé des "scènes honteuses" dans un tweet. Le dirigeant britannique a aussi appelé à une transition "pacifique et ordonnée" du pouvoir vers le démocrate Joe Biden dans une Amérique "représentante de la démocratie".

Angela Merkel, la chancelière allemande, s'est dite jeudi "triste" et "en colère", pointant la responsabilité du président sortant Donald Trump. "Je regrette profondément que le président Trump n'ait pas concédé sa défaite, depuis novembre et encore hier", mercredi, a-t-elle déclaré à la presse allemande. Elle estime aussi que "les doutes sur le résultat de l'élection ont été alimentés et ont créé l'atmosphère qui a rendu possibles les événements" de Washington.

Côté français, le président Emmanuel Macron a réagi dans une vidéo publiée sur son compte Twitter. "Nous ne cèderons rien à la violence de quelques-uns qui veulent remettre en cause" la démocratie, a-t-il réagi. "Quand, dans une des plus vieilles démocraties du monde, des partisans d'un président sortant remettent en cause, par les armes, les résultats légitimes d'une élection, c'est une idée universelle - celle d'un homme, une voix - qui est battue en brèche", a ajouté le chef d'État français.

Du côté des hautes instances européennes, c'est le belge Charles Michel qui occupe la présidence du Conseil européen qui a réagi en premier. Il s'est dit "choqué" d'assister aux scènes qui se sont tenues dans la capitale américaine. "Nous comptons sur les États-Unis pour permettre un transfert de pouvoir pacifique à Joe Biden", a-t-il ajouté.

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a réaffirmé son ambition de collaborer avec le président élu, Joe Biden. "Joe Biden a gagné l'élection. Je me réjouis de travailler avec lui en tant que prochain président des États-Unis." Elle a par ailleurs affirmer sa conviction dans la démocratie américaine. "Une transition pacifique en est le cœur", a-t-elle ajouté dans son tweet.

Le secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Antonio Guterres, s'est dit "attristé" par l'intrusion au Capitole, selon son porte-parole Stephane Dujarric. "Dans de telles circonstances, il est important que les responsables politiques fassent comprendre à leurs partisans la nécessité d'éviter la violence et de respecter les processus démocratiques et l'état de droit", a souligné le porte-parole dans un communiqué.

Choc et soutien en Belgique

En Belgique aussi, certains dirigeants ont également fait savoir leur soutien aux autorités américaines. Sur Twitter, le Premier ministre Alexander De Croo (Open Vld) a adressé "tout son soutien au président élu Joe Biden". Le chef du gouvernement fédéral belge a aussi affirmé être "choqué et méfiant" face aux événements qui se sont déroulés aux abords et dans le capitole, "symbole de la démocratie américaine". "Nous sommes convaincus que les solides institutions des États-Unis vont surmonter ce moment difficile", a-t-il ajouté.

La ministre des Affaires étrangères, Sophie Wilmès (MR) a également commenté les événements sur Twitter. "Ces images sont choquantes, aussi parce qu'elles abîment nos idéaux démocratiques", a-t-elle écrit. "Elles montrent l'ampleur de la tâche du président élu Joe Biden, qui sera d'unir la société américaine autour d'un projet commun."

Le ministre-président du gouvernement wallon, Elio Di Rupo, a quant à lui qualifié la situation de "terrifiante". Il estime que les images auxquelles ont assisté les citoyens du monde entier sont un rappel "que la démocratie et les libertés conquises restent fragiles".

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