Coup dur pour les républicains

John Boehner. ©Reuters ©REUTERS

Le camp républicain est K.-O. Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, sort donc affaibli de cet épisode, en raison de ses difficultés manifestes à fédérer les différentes tendances des républicains.

L'Obamacare sort presque intact des négociations: c'est donc un succès pour Barack Obama, qui avait promis de ne faire aucune concession politique en échange d'un relèvement du plafond de la dette.

"Nous nous sommes battus pour la bonne cause, mais nous n'avons pas gagné", a déclaré John Boehner président de la Chambre et chef des républicains. Il a promis de continuer à lutter contre "la catastrophe que représente la loi sur la réforme de la santé" promulguée par M. Obama en 2010 et dont un volet central a commencé à s'appliquer début octobre.

L'accord de mercredi ne contient qu'une clause mineure relative à la loi sur la santé, visant à renforcer les contrôles des revenus des personnes bénéficiant d'une aide financière pour leur couverture maladie. Les démocrates estiment même que cet article renforce leur réforme.

• La bataille laissera des traces au sein du parti républicain, dont la cote de popularité a atteint un niveau historiquement bas cet automne.

Le président républicain de la Chambre des représentants, John Boehner, sort donc affaibli de cet épisode, en raison de ses difficultés manifestes à fédérer les différentes tendances des républicains.

A savoir

La mouvance ultra-conservatrice du Tea Party, dont les élus sont accusés d'avoir provoqué l'impasse, n'a jamais été aussi impopulaire. Selon une enquête de l'institut Pew publiée mercredi, 49% des Américains ont une opinion défavorable du Tea Party, contre 43% en août 2011, lors du précédent affrontement sur la dette.

Des difficultés encore illustrées mercredi par le vote négatif des 144 représentants républicains, alors même que John Boehner avait assuré que son parti ne s'opposerait pas à son adoption.

Le président de la Chambre des représentants a malgré cela été ovationné par les siens à l'issue d'une réunion des élus républicains parce que, selon les termes de John Fleming, un parlementaire proche du Tea Party, il "est resté à nos côtés". 

"C'est l'un des épisodes les plus honteux que j'ai vécu au cours de mes années passées au Sénat", a en revanche regretté l'élu républicain John McCain, candidat malheureux contre Barack Obama lors de la présidentielle de 2008 et partisan depuis le début d'un compromis avec le camp démocrate.

 

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