Dix morts lors d'une fusillade dans un supermarché de Boulder, dans le Colorado

Des personnes escortées par la police hors du supermarché Snooper's de Boulder où s'est déroulée la fusillade. ©AFP

Une fusillade, survenue lundi après-midi dans un supermarché de Boulder, a fait 10 morts. Un suspect a été arrêté. On ne connaît pas encore son identité ni ses motifs.

Lundi, des coups de feu ont été signalés au supermarché King Sooper's à Boulder, dans le Colorado. Le premier policier à être arrivé sur place a été "mortellement touché par balle", a déploré la cheffe de la police de la ville, Maris Herold, en saluant son "action héroïque". "Boulder a subi une horrible et terrible tuerie de masse aujourd'hui", a lancé de son côté le procureur du comté, Michael Dougherty.

Un suspect, blessé lors de l'intervention de la police, a été arrêté, a précisé le procureur du district de Boulder, Michael Dougherty. Il a promis "justice" à toutes les victimes, "des gens qui vivaient leur vie, qui faisaient leurs courses, et dont les vies ont été tragiquement brisées par le tireur".

Un suspect arrêté, mais pas encore identifié

Des images diffusées en direct lors de la vaste opération de police autour du supermarché King Sooper's ont montré une personne, un homme blanc seulement vêtu d'un short de sport, en train d'être escorté par des policiers hors du magasin. L'homme avait les mains menottées dans le dos et semblait blessé à la jambe. La police n'a pas identifié le suspect et n'a apporté aucune précision sur ses motivations ni sur ce qui l'avait amené dans le supermarché.

Selon des médias américains, l'homme était équipé d'un fusil d'assaut de type AR-15, arme très populaire aux États-Unis et qui a souvent été utilisée lors de tueries de masse dans le passé.

L'enquête s'annonce longue et compliquée et les constatations et relevés sur les lieux de la fusillade vont encore durer plusieurs jours. Le président Joe Biden a reçu un briefing sur la fusillade, a indiqué la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki.

Des unités d'intervention du SWAT sur le parking du supermarché King Sooper's. ©AFP

Troisième fusillade en une semaine

La violence par armes à feu aux États-Unis, où le port d'armes est un droit constitutionnel, fait des centaines de victimes chaque année. Les dernières attaques en date remontaient à quelques jours à peine.

Une personne avait été tuée et plusieurs blessées dans une discothèque à Dallas le 21 mars. Huit personnes, dont six femmes d'origine asiatique, ont été tuées à Atlanta le 16 mars. Un Américain de 21 ans avait ouvert le feu dans trois salons de massage, prétendant avoir commis ces attaques "sans mobile raciste", alors que la population américaine d'origine asiatique dénonce une hausse des agressions racistes à son encontre.

Mi-février, le président Joe Biden avait appelé le Congrès à agir "maintenant" pour limiter la circulation des armes à feu dans le pays, trois ans après la tuerie du lycée de Parkland qui avait fait 17 morts en Floride.

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