Erdogan veut boycotter les iPhone, alors que lui-même en possède un...

©AFP

Le président Erdogan veut boycotter les appareils électroniques américains, dont des iPhone, poursuivant une escalade des tensions avec les Etats-Unis qui a mis au supplice la livre turque. Cette dernière semble toutefois se stabiliser.

"S'ils ont des iPhone, il y a des Samsung de l'autre côté", a fait savoir le président turc, Erdogan. "Nous allons appliquer un boycott contre les produits électroniques américains", a-t-il enchérit. 

Ces déclarations surviennent alors que Washington et Ankara traversent une crise diplomatique qui a conduit ces deux alliés au sein de l'Otan à s'imposer des sanctions réciproques en août.

Ces tensions ont provoqué ces derniers jours un effondrement de la livre turque sur les places boursières européennes et asiatiques.

Mais la devise turque, qui a perdu 16% de sa valeur par rapport au dollar vendredi et quelque 8% lundi, reprenait des couleurs mardi (+5,68%).

Le chef de l'Etat turc, connu pour son style pugnace, a mis cette crise monétaire sur le compte d'un "complot" organisé par Washington

Pourquoi l'iPhone?

Erdogan a appelé ses concitoyens à délaisser l'iPhone, appareil emblématique de la marque américaine Apple , pour la marque turque Vestel. Les produits Apple sont toutefois très utilisés en Turquie, y compris par... Erdogan lui-même! Rappelez-vous, lors de la tentative de coup d'Etat de juillet 2016, il avait lancé un appel à ses partisans via FaceTime, une application développée par Apple.

→ L'appel au boycott a provoqué des réactions mitigées sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes soulignaient qu'avec la chute de la livre, la plupart des Turcs n'auraient de toute façon plus les moyens de se procurer un iPhone.

Les turbulences entre la Turquie et les Etats-Unis se sont renforcées au cours des derniers mois avant de virer à l'orage le mois dernier à cause de la détention en Turquie d'un pasteur américain. Pour ceux qui auraient loupé tous les épisodes de cette crise diplomatique, on vous conseille de lire: La politique belliqueuse de Trump pousse Erdogan vers d'autres alliés.

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