Face aux attaques de Trump, 200 journaux réagissent

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Taxés par le président américain Donald Trump "d'ennemis du peuple", 200 journaux américains ont décidé de riposter ensemble en publiant tous le même édito: "#EnemyOfNone"

C'est la réponse du berger à la bergère. Menés par le Boston Globe sous le mot d'ordre #EnemyOfNone (Ennemi de personne), plus de 200 groupes de presse contre-attaquent après la multiplication des coups de boutoir du président américain contre les médias, qualifiant à l'envi de "Fake News" tout organe de presse publiant des informations qui lui déplaisent.

Le président milliardaire n'hésite également pas à traiter les grands médias d'"ennemi" ou d'"ennemi du peuple".

"Nous avons aujourd'hui aux États-Unis un président qui a créé un mantra selon lequel tout média qui ne soutient pas ouvertement la politique de l'administration actuelle est 'l'ennemi du peuple'", écrit le Globe dans son éditorial. "C'est un des nombreux mensonges propagés par notre président comme par un charlatan d'antan qui jetait de la poussière ou de 'l'eau magique' sur une foule pleine d'espoir", poursuit le prestigieux quotidien.

  • Le New York Times, fréquemment la cible des invectives présidentielles, a publié un court éditorial sous un titre en lettres capitales "LA PRESSE LIBRE A BESOIN DE VOUS" rappelant que le peuple avait le droit de critiquer la presse.
Insister sur le fait que les vérités qui vous déplaisent sont des 'fake news' est dangereux pour la démocratie. D'autres médias à travers le pays ont défendu leur rôle, qui consiste selon certains à faire économiser le temps du contribuable.
Times

  • "Les journalistes couvrent des réunions du gouvernement ennuyeuses et déchiffrent les formules de financement de l'école publique, pour que vous n'ayez pas à le faire", souligne ainsi l'Arizona Daily Star.
  • "Je ne crois pas que la presse puisse rester sans rien faire et subir. Elle doit se défendre lorsque l'homme le plus puissant du monde tente d'affaiblir le premier amendement", estime Ken Paulson, ancien rédacteur en chef du quotidien USA Today et l'un des responsables du Newseum, le musée de l'information à Washington.
  • Jack Shafer, de Politico, pense que l'effort coordonné "va à coup sûr avoir un effet contre-productif".

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