Fed: Obama aurait arrêté son choix sur Summers

(© Chip Somodevilla) ©AFP

D'après le quotidien Nikkei, le président Obama pourrait désigner Larry Summers à la tête de la Fed dès la fin de la semaine prochaine.

Citant des sources proches du dossier, le quotidien japonais de langue anglaise Nikkei annonce ce vendredi que le président Obama aurait décidé de nommer Larry Summers, 58 ans, à la tête de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Le président américain serait sur le point de clôturer le dossier et pourrait annoncer la désignation de l'ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton dès la fin de la semaine prochaine, ajoute le journal nippon.

Summers ou Yellen?

Cela fait plusieurs mois que les rumeurs vont bon train sur la nomination du successeur de Ben Bernanke, dont le mandat à la tête de la Fed expire en janvier 2014. Deux candidats sont encore en lice: Larry Summers et Janet Yellen, la vice-présidente de la Fed.

Si Summers, qui avait conseillé Obama sur la manière de gérer la crise financière dès avant son arrivée à la Maison blanche en 2008, tient la corde, l'homme ne fait pas l'unanimité au Congrès. Il faut dire qu'avec son franc parler, il a suscité la polémique au fil des ans. Crédité de la dérégulation de Wall Street sous la présidence de Clinton, une décision ayant contribué aux dérives qui ont mené à la crise de 2007, il avait été poussé à démissionner de la tête de la prestigieuse université de Harvard après avoir tenu des propos sexistes.

L'homme avait ensuite été nommé à la tête de la Banque mondiale.

A 67 ans, Janet Yellen deviendrait la première femme présidente de la Fed si elle était nommée. Elle connaît bien la banque centrale où elle a effectué un tiers de sa carrière. Elle est plutôt vue comme une "colombe", davantage préoccupée par le chômage que par l'inflation.

C'est mal parti

John Cornyn, le numéro deux des républicains du Sénat a fait savoir jeudi qu'il voterait contre Summers si Obama le choisissait pour succéder à Bernanke. "Si vous regardez la carrière de Larry Summers, vous constatez qu'il a une propension à défendre les fonds de relance et à augmenter les impôts, ce qui ne correspond pas aux valeurs du Texas", a dit la porte-parole du sénateur texan.

L'hostilité de Cornyn au nom de Summers souligne les difficultés auxquelles Obama se heurtera pour imposer son choix. Les démocrates contrôlent 54 sièges sur 100 au Sénat, mais le successeur de Ben Bernanke devra rallier au moins 60 voix pour surmonter les obstacles de procédure - et donc convaincre une partie des élus républicains.

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