davos

George Soros accuse Facebook de comploter avec Donald Trump

D'après le milliardaire américain George Soros, Facebook pourrait aider Donald Trump à se faire réélire à la tête des États-Unis. ©AFP

George Soros a une nouvelle fois profité de la tribune qui lui est offerte au Forum de Davos pour s'en prendre à Facebook. Il accuse l'entreprise de collaborer avec Donald Trump pour assurer sa réélection.

George Soros a encore frappé. Le milliardaire américain, connu pour son attitude critique envers l'industrie technologique, a une nouvelle fois "attaqué" Facebook. Jeudi, lors de son discours annuel au Forum de Davos, George Soros l'a accusé de comploter avec le Président américain Donald Trump pour le faire réélire en novembre prochain.  

"Je pense qu'une sorte d'opération ou d'accord informel d'entraide mutuelle se développe entre Trump et Facebook", a-t-il déclaré. "Facebook va faire en sorte de réélire Trump, et Trump va tenter de protéger Facebook. Cela me préoccupe pour le résultat (des élections) de 2020", a encore expliqué le milliardaire.  

George Soros n'a néanmoins fourni aucune preuve de ce qu'il avançait. "C'est totalement faux", a réagi le porte-parole de Facebook Andy Stone. 

Les hostilités continuent

Le milliardaire américain d'origine hongroise avait déjà critiqué Facebook à plusieurs reprises dans le passé. En 2018, toujours à Davos, il avait notamment comparé la plateforme à une société de jeux d'argent qui encourage l'addiction des consommateurs, la qualifiant de "menace pour la société".

Sheryl Sandberg, la directrice des opérations de Facebook, avait alors demandé à son entreprise d'enquêter sur Soros pour déterminer s'il avait un intérêt financier à critiquer Facebook. Depuis, le philanthrope de 89 ans et la société de Marc Zuckerberg se livrent une guerre ouverte.

George Soros avait également rappelé, l'année dernière, la nécessité de réguler davantage les entreprises technologiques.

Un algorithme favorable à Trump

L'activité de Facebook est de plus en plus scrutée par la communauté internationale, notamment depuis l'affaire de l'ingérence russe dans les élections américaines de 2016. Facebook n'avait pas détecté les messages de désinformation qui circulaient sur le réseau social, suscitant de nombreuses critiques.

Facebook a une ligne directrice: maximiser vos profits, peu importe les dommages que cela cause pour le reste du monde.
George Soros

Depuis lors, l'entreprise a travaillé sur son algorithme pour enrayer les tentatives de manipulation de l'opinion publique sur sa plateforme. Ses détracteurs considèrent néanmoins qu'en mettant en évidence les contenus qui provoquent le buzz, dont les phrases choc du Président, l'algorithme de Facebook a pour effet d'aider Donald Trump. 

"Facebook a une ligne directrice: maximiser vos profits, peu importe les dommages que cela cause pour le reste du monde", a soutenu jeudi George Soros.  

Un réseau universitaire pour lutter contre les "dictateurs"

Le milliardaire a, par ailleurs, qualifié Donald Trump d'"escroc" et de "narcissique ultime" qui a "fait surchauffer" l'économie américaine. Lors de son discours à Davos, il a encore déploré que les États-Unis, mais aussi la Chine et la Russie, soient aux mains de "dictateurs actuels ou en devenir".

George Soros a ainsi annoncé qu'il comptait investir un milliard de dollars dans un projet de réseau universitaire mondial visant à lutter contre ces "dictateurs". Il a qualifié l'Open Society University Network de "projet le plus important de (sa) vie."


Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect