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Joe Biden présente un premier budget de 6.000 milliards de dollars

©REUTERS

Le président américain a présenté ce vendredi son projet de budget pour l'exercice qui débutera le 1er octobre, une première depuis son arrivée à la Maison-Blanche en janvier.

Joe Biden a présenté ce vendredi pour la première fois son projet de budget pour l'État fédéral, un plan d'environ 6.000 milliards de dollars de dépenses pour l'année fiscale qui commence aux États-Unis le 1er octobre.

Son budget reflète sa proposition initiale de quelque 4.000 milliards de dollars de dépenses pour les infrastructures, la garde d'enfants, l'éducation publique, l'aide étrangère, l'immigration, etc. "Nous devons saisir le moment pour réinventer et reconstruire une nouvelle économie américaine qui investit dans la promesse et le potentiel de chaque Américain", a déclaré le président américain dans un message adressé au Congrès. "Malgré tous les progrès durement acquis que notre pays a réalisés ces derniers mois, l'Amérique ne peut pas se permettre de simplement revenir à la situation d'avant la pandémie", a encore averti le président.

Que contient le plan?

Le budget 2022 comprend diverses dépenses pour "réparer les routes et les ponts", "moderniser les transports publics", investir dans le transport ferroviaire pour les passagers et le fret", "faire des aéroports les meilleurs du monde", etc.

Il contient également des mesures pour renforcer davantage les soins de santé en réduisant les coûts des médicaments sur ordonnance et en élargissant et en améliorant la couverture santé. Le budget prévoit encore des fonds "historiques" en faveur des écoles qui souffrent de sous-financement chronique, le lancement d'une agence santé dédiée aux projets de recherche avancée pour lutter contre le cancer, le diabète ou Alzheimer, des fonds pour lutter contre la violence par armes à feu, qualifiée de problème de santé publique, ou encore des aides aux logements pour réduire le nombre de sans-abris.

Bras de fer avec les républicains

Ce budget, le premier de Joe Biden depuis son entrée en fonction en janvier, donne le coup d'envoi de ce qui sera probablement des mois de négociations difficiles avec le Congrès, qui doit l'approuver et l'amender. Car si les démocrates disposent de la majorité à la Chambre des représentants, ils sont à 50-50 avec les républicains au Sénat. Des républicains qui sont peu susceptibles d'adopter ce plan, alors qu'ils souhaitent réduire les dépenses du gouvernement américain.

Malgré l'importance de la facture, toutes les promesses faites lorsque Joe Biden était encore candidat à la présidence ne seront pas intégrées au plan.

Mais Joe Biden doit également essuyer des défaites dans son propre camp. Malgré l'importance de la facture, toutes les promesses faites lorsqu'il était encore candidat à la présidence ne seront pas intégrées au plan. Une déception pour les démocrates progressistes, qui sont favorables à des augmentations plus importantes des dépenses dans les programmes sociaux et à des coupes dans la défense.

Augmentation des impôts

Joe Biden s'est engagé à financer ses propositions en augmentant les impôts sur les sociétés et les personnes fortunées, cherchant à remodeler l'économie sur un modèle plus équitable après la pandémie. Il propose ainsi d’augmenter les impôts sur les entreprises à 28%, alors que ce taux a été rabaissé par le républicain Donald Trump à 21%. Il envisage aussi de taxer davantage les profits des multinationales réalisés à l’étranger.

Enfin, il souhaiterait également augmenter les impôts sur les revenus des contribuables gagnant plus d'un million de dollars par an. Selon plusieurs médias américains, ce taux d'imposition pourrait être quasiment doublé, passant de 20% à 39,6%. Des perspectives qui ont toutes fait rugir le camp conservateur.

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