Joe Biden prévoit un plan d'urgence pour accélérer la vaccination contre le Covid

Le président élu prévoit un plan de relance économique de près de 2.000 milliards de dollars. ©AFP

Le président élu Joe Biden devait présenter jeudi un nouveau paquet d'aides de près de 2.000 milliards de dollars pour soutenir la relance de l'économie américaine. Sa priorité est d'accélérer les vaccinations contre le Covid-19.

Joe Biden devait dévoiler jeudi soir un plan d'urgence de près de 2.000 milliards de dollars, composé d'un paquet d'aides visant à sortir les États-Unis de la pire crise qu'ils aient connue depuis les années trente. La priorité de ce plan sera de soutenir les familles américaines, accélérer la campagne de vaccination et la production des vaccins. Pour la plupart des économistes, la reprise ne peut avoir lieu que si la pandémie est endiguée.

"Nous avons besoin de plus d'aide directe en faveur des familles et des petites entreprises."
Joe Biden
Président élu des Etats-Unis

Au total, le Congrès américain a déjà adopté des aides de 4.000 milliards de dollars pour soutenir l'économie américaine, en ce compris une enveloppe de 900 milliards de dollars à laquelle le président Trump a fini par donner son accord fin décembre.

Pour le président élu, cet effort est insuffisant. "Il est nécessaire de dépenser de l'argent maintenant", avait-il déclaré la semaine dernière, en annonçant l'adoption d'un plan de "milliers de milliards de dollars". "Nous avons besoin de plus d'aide directe en faveur des familles et des petites entreprises", avait-il ajouté.

Grâce à ces nouvelles mesures, les Américains devraient recevoir une aide directe de 1.400 dollars par personne, en plus des 600 dollars déjà reçus au début du mois de janvier. Le président Biden prévoit également d'accroître les aides au chômage et les soutiens au paiement des loyers. Le programme comporterait un volet de 100 milliards de dollars pour aider les écoles à rouvrir.

Le président élu veut aussi faire appel à des entreprises privées pour accélérer le rythme des vaccinations.

Après son investiture, Joe Biden disposera d'une majorité dans les deux assemblées du Congrès. Le Sénat a basculé dans le camp démocrate, avec une majorité fragile qui ne permet aucune défection. Pour avancer plus vite, Joe Biden entend utiliser une méthode de "réconciliation" afin de faire travailler ensemble démocrates et républicains au plan de relance.

Reste à voir si la procédure en "impeachment" ne ralentira pas le travail législatif. "J'espère que les dirigeants du Sénat vont trouver un moyen de répondre à leurs obligations constitutionnelles sur l''impeachment' tout en travaillant sur d'autres questions urgentes pour ce pays", a déclaré mercredi Joe Biden, après le vote sur la procédure en destitution.

Vers un plan de relance plus important

Ces mesures d'urgence devraient être suivies par un plan de relance plus important portant la marque des démocrates. Lors de la campagne électorale, le futur président des États-Unis avait promis des aides pour relancer l'économie du pays, mis à terre par la crise de coronavirus.

10
millions d'emplois
Les États-Unis comptent près de 10 millions d'emplois en moins que lors de la période précédant la crise sanitaire.

Son programme économique ("Build Back Better") a pour objectif d'accroître la production industrielle et l'emploi dans le secteur manufacturier. Son prédécesseur Donald Trump avait tenté de le faire en menant une guerre économique à la Chine. Joe Biden, quant à lui, mise sur des investissements massifs dans les nouvelles technologies. L'un des axes du programme consiste à relancer l'industrie automobile en investissant dans les voitures électriques. Le président élu compte engager son pays vers la neutralité carbone d'ici 2050.

Joe Biden devrait également faire pression sur le Congrès pour l'adoption de mesures de plus long terme liées aux soins de santé et aux infrastructures.

Les États-Unis comptent près de 10 millions d'emplois en moins que lors de la période précédant la crise sanitaire. Seulement 56% des emplois perdus au printemps auraient été récupérés. Le chômage est resté stable en décembre dernier, à 6,7%. C'est la première fois depuis le mois de mai que la situation ne s'améliore pas.

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