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Joe Biden veut éviter l'expulsion de millions de locataires

Ce lundi, la Maison-Blanche a mis la pression sur les États et collectivités locales pour empêcher l'expulsion de millions de locataires américains pour loyer impayé. ©REUTERS

En pleine cacophonie politique, le président américain Joe Biden demande aux États et collectivités locales d'empêcher les expulsions des locataires mauvais payeurs pour deux mois.

Plus de 10 millions de locataires aux États-Unis sont en retard sur le paiement de leur loyer. Or, le moratoire sur les expulsions pour loyer non honoré est arrivé à échéance samedi. Celui-ci avait été décidé il y a un an dans le cadre de la crise liée à l'épidémie de Covid-19.

Depuis, le monde politique américain s'agite pour trouver une solution afin d'éviter des drames sociaux. Faire revenir de vacances les députés et les faire travailler alors que la Chambre est en congé, envoyer rapidement l'argent de l'aide fédérale prévue sur les comptes ad hoc... Différentes possibilités sont explorées et plusieurs élus démocrates, dont la présidente de la Chambre Nancy Pelosi, avaient exhorté le président Joe Biden à monter au créneau. Certains démocrates grondent, reprochant à la Maison-Blanche d'avoir réagi trop tard.

Une solution pour deux mois?

Le président Biden a appelé ces différents niveaux de pouvoir à prendre des mesures de protection des locataires "au moins pour les deux prochains mois".

Ce lundi, la Maison-Blanche a mis la pression sur les États et collectivités locales pour empêcher ces millions d'expulsions, alors que la Cour suprême a estimé que seul le Congrès pouvait décider d'une prolongation du moratoire. Le président Biden a appelé ces différents niveaux de pouvoir à prendre des mesures de protection des locataires "au moins pour les deux prochains mois".

La Californie et New York, entre autres, avaient déjà pris de telles décisions. Un tiers des locataires américains seraient déjà à l'abri pour quelques semaines, "mais dans les autres États, il faut agir", a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche, Jen Psaki.

Au-delà du drame social, des expulsions massives exposeraient particulièrement les personnes à la rue au variant Delta du coronavirus et risqueraient d'entraver la reprise économique.

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