Jouez à "président de la Fed"!

Un jeu vidéo mis au point par la Fed de San Francisco invite à jouer à la politique monétaire. Tenté de crasher l'économie américaine comme ça pour rire? Jouez ici!

Vous avez toujours rêvé de prendre la place, ne serait-ce que pour quelques minutes, d'une des personnalités les plus puissantes de la planète? Faites donc comme si vous étiez le successeur de Janet Yellen, aux commandes de la Federal Reserve (Fed), et abreuvez l'économie américaine de liquidités pour relancer l'emploi. Mais gare à l'inflation: si vous la gavez de taux bas, vous risquez bien d'en perdre le contrôle...

En lançant ce mini-jeu vidéo, la banque de Réserve fédérale de San Francisco entend donner l'occasion aux étudiants en économie ou à tous ceux qui s'intéressent à ces matières en général de s'exercer à cette périlleuse pratique.

Pas de mise en scène bien spectaculaire toutefois: le jeu "Chair the Fed" (Présider la Fed), qui ne comprend ni petits personnages ni scènes d'action, invite le candidat à la présidence du Comité monétaire à suivre les courbes du chômage, de l'inflation et des taux d'intérêt au cours des quatre ans de son mandat.

A chaque trimestre, le joueur ajuste les taux comme il l'entend pour se rapprocher du plein emploi (5% de chômage) et d'une inflation maitrisée (proche de 2%). Et parce que ce serait trop simple, des aléas viennent perturber l'effet de ses décisions. Comme "Les marchés d'actions dévissent!" ou "Le dollar grimpe fortement, les exportations baissent!" (immédiatement suivi par une hausse du chômage).

En cas de mauvaises décisions, le résultat de son travail est sanctionné par des mises en garde telles que "Le marché du travail est en surchauffe!", ou "Un boom économique incontrôlé va apporter des problèmes!"

Bon, on vous avoue qu'on a été très vite tenté de pousser le jeu à ses extrêmes, comme ça pour voir. On a donc rapidement ramené les taux à 0% (il ne peuvent pas être négatifs dans le jeu) pour simuler une situation totalement anormale, à savoir celle que l'on vit actuellement.

Le couperet est sans appel: si au terme de notre mandat, le chômage était quasi inexistant (1,50%), l'inflation s'était, elle, envolée à 11,03%, comme au bon vieux temps des pics pétroliers des années 1970.

Une bonne blague que la Fed de San Francisco n'apprécie guère, sa décision est sans appel: "Désolé, du fait de résultats économiques décevants, vous n'êtes pas reconduit à votre poste".

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés