L'économie US subit sa plus forte contraction depuis 5 ans

L'hiver particulièrement rigoureux au début de l'année a affecté la quasi-totalité des secteurs de l'économie américaine. ©Photo News

L'économie des Etats-Unis s'est contractée nettement plus que prévu au premier trimestre, enregistrant son plus fort déclin depuis cinq ans. Après un gain de 2,6% au dernier trimestre 2013, le produit intérieur brut (PIB) américain a trébuché de 2,9% en rythme annualisé entre janvier et mars, alors que les analystes tablaient sur un recul plus modeste de 1,8%.

L'économie des Etats-Unis s'est contractée nettement plus que prévu au premier trimestre, enregistrant son plus fort déclin depuis cinq ans, selon l'estimation finale publiée mercredi par le département du Commerce.

Après un gain de 2,6% au dernier trimestre 2013, le produit intérieur brut (PIB) américain a plongé de 2,9% en rythme annualisé entre janvier et mars, en données corrigées des variations saisonnières, alors que les analystes tablaient sur un recul plus modeste de 1,8%.

• Pourquoi? L'hiver particulièrement rigoureux au début de l'année a affecté la quasi-totalité des secteurs de l'économie, selon les données publiées par le ministère.

La contraction du premier trimestre "reflète des contributions négatives des stocks, des exportations, de l'investissement résidentiel et non résidentiel ainsi que des dépenses des gouvernements des Etats", indique le communiqué du ministère.

Ce plongeon de 2,9% témoigne d'une nette dégradation par rapport à la précédente estimation publiée en mai, qui donnait un recul moins bien moins prononcé de 1,0%, le premier de l'économie américaine depuis trois ans.

La dégringolade de la première économie mondiale est par ailleurs la plus forte depuis les trois premiers mois de l'année 2009, renvoyant à une époque où les Etats-Unis se débattaient dans la récession post-crise financière.

→ Mais elle ne traduit toutefois pas un retour en récession, qui se définit techniquement par deux trimestres consécutifs de contraction du PIB.

Un tel scénario ne semble d'ailleurs pas se dessiner, la banque centrale américaine (Fed) tablant sur un net rebond de l'activité au deuxième trimestre.

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés