L'ex-chef de campagne de Trump devant la justice

©REUTERS

Paul Manafort, l'ex-chef de campagne du président américain Donald Trump, accusé de fraude fiscale et de blanchiment, comparaît ce mardi devant un juge en ouverture du premier procès découlant de l'enquête russe.

Paul Manafort, qui a pris la tête de la campagne de Donald Trump entre mai et août 2016, est accusé de blanchiment ainsi que de fraudes fiscale et bancaire liés à ses activités de lobbyiste pour l'ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch, soutenu par Moscou, et deux partis pro-Ianoukovitch, jusqu'en 2015. Des faits mis à jour par Robert Mueller à la faveur de son enquête sur l'ingérence russe. Manafort rejette toutes ces accusations.

L'ancien chef de campagne du président américain comparaît donc ce mardi devant un juge en ouverture du premier procès découlant de l'enquête russe. Son procès doit démarrer avec la sélection de 12 jurés à 14h GMT, à Alexandria, près de Washington, et devrait durer 3 semaines.

Mais si c'est le procureur spécial Robert Mueller, chargé d'enquêter sur les soupçons d'ingérence russe dans la présidentielle américaine, qui l'a mené sur le banc des accusés, la question d'une possible collusion entre des membres de la campagne Trump et Moscou ne devrait pas être abordée durant ce procès.

Paul Manafort "n'a aucune information incriminant le président", a martelé lundi l'avocat de Donald Trump, Rudy Giuliani, sur CNN, en ajoutant: "C'est juste... quatre mois, ils ne vont pas se mettre à comploter sur les Russes."

Les procureurs devraient appeler à la barre plus de trente témoins, dont son ancien associé Richard Gates qui coopère avec Robert Mueller depuis qu'il a accepté de plaider coupable en février. Parmi la trentaine d'individus déjà visés par le procureur spécial, dont une majorité de Russes, Paul Manafort est le seul Américain à avoir refusé de passer un accord avec la justice pour éviter un procès.

Paul Manafort "n'a aucune information incriminant le président".
Rudy Giuliani
avocat de Donald Trump

"Manafort est resté loyal" à Donald Trump, souligne Jonathan Turley, professeur de droit à l'université George Washington. Il estime peut-être que ce procès lui permet de préserver "ses chances d'obtenir une grâce" présidentielle, explique-t-il 

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