L'ex-conseiller de Trump Steve Bannon inculpé pour fraude

©REUTERS

Steve Bannon a été arrêté ce jeudi pour avoir détourné de l'argent qui devait servir à construire le mur de Donald Trump à la frontière avec le Mexique.

L'ancien stratège en chef de la Maison-Blanche, Steve Bannon, a été arrêté ce jeudi pour avoir fraudé des centaines de milliers de donateurs dans le cadre de leur campagne "We Build the Wall". Il est accusé d'avoir conspiré pour "commettre une fraude électronique" ainsi que de blanchiment d'argent. Chaque chef d'accusation est passible d'une peine maximale de 20 ans de prison.

L'ex-conseiller de Trump et trois de ses associés auraient ainsi pu récolter "plus de 25 millions de dollars pour construire un mur le long de la frontière sud des États-Unis", selon le communiqué de presse des enquêteurs en charge de l'affaire. Le service d'inspection postale des États-Unis a également participé à l'enquête, indique le média CNBC.

Le mur tant promis de Trump

Cette campagne devait collecter des fonds pour aider le président Donald Trump à tenir sa promesse tant répétée depuis 2016: construire un mur le long de la frontière avec le Mexique. Les procureurs indiquent que Bannon et son équipe ont au lieu de cela bien profité de l'arrangement.

"Les accusés ont reçu collectivement des centaines de milliers de dollars en fonds de donateurs de "We Build The Wall", qu'ils ont chacun utilisé d'une manière incompatible avec les représentations publiques de l'organisation", indique l'acte d'accusation. Ils ont "escroqué des centaines de milliers de donateurs, profitant de leur intérêt à financer un mur frontalier pour réunir des millions de dollars, sous le faux prétexte que tout cet argent serait dépensé pour la construction".

Les détournements ont commencé en décembre 2018, selon les enquêteurs. Alors qu'ils assuraient aux donateurs que tout l'argent levé via le site web servirait à ériger le mur, Bannon et les trois autres responsables détournaient une partie des fonds via une organisation à but non lucratif et une société écran, au moyen notamment de fausses factures, ont-ils ajouté.

Les autres personnes accusées sont Timothy Shea, annoncé en mai comme administrateur par intérim de la Drug Enforcement Administration, Brian Kolfage, un vétéran de la guerre en Irak, et Andrew Badolato.

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