La Chine réplique après la hausse des droits de douane américains

Donald Trump estime toujours "possible" un accord cette semaine avec la Chine. Il doit encore parler à son homologue chinois, qui lui a transmis une "belle lettre". ©REUTERS

La hausse des droits de douane sur 200 milliards de produits chinois décidée par Donald Trump est entrée en vigueur ce vendredi. De quoi renforcer les tensions entre la Chine et les Etats-Unis. Mais les négociations se poursuivent à Washington.

A minuit heure de Washington (6h à Bruxelles), l'administration américaine a officiellement porté de 10% à 25% les droits de douane sur 200 milliards de dollars d'exportations chinoises vers les États-Unis.

Pour rappel, cette hausse avait été suspendue en janvier par Donald Trump afin de laisser une plus grande sérénité à des pourparlers sur le commerce, alors que les deux puissances sont embourbées depuis l'an dernier dans des différends qui menacent l'économie mondiale. Mais le président américain a décidé de la remettre au goût du jour, arguant que les discussions n'allaient pas assez vite et doutant de la bonne foi des négociateurs chinois.

"La Chine le regrette profondément, et n'aura d'autre choix que de prendre de nécessaires mesures de représailles", a indiqué le ministère chinois du Commerce.

Il n'a pas précisé les mesures en question.

En dépit de ces droits de douane punitifs qui menacent l'issue des discussions, Washington et Pékin vont poursuivre vendredi leurs négociations pour tenter d'arracher un accord commercial. Jeudi, les négociations avaient repris à Washington dans un climat d'apaisement relatif, Donald Trump estimant toujours "possible" un accord cette semaine. Il a aussi révélé avoir reçu une "belle lettre" de son homologue chinois, avec lequel il doit s'entretenir par téléphone, à une date non dévoilée.

La pression sur les épaules des négociateurs est d'autant plus forte qu'il s'agit de refonder la relation commerciale entre les deux puissances mondiales. L'administration Trump exige la réduction du colossal déficit commercial américain avec la Chine, la fin des pratiques commerciales jugées "déloyales", des "changements structurels" tels que la fin du transfert forcé des technologies ainsi que la protection de la propriété intellectuelle américaine. Elle demande également la fin des subventions aux entreprises d'Etat, celles-là mêmes qui portent le plan stratégique de l'Etat chinois, "Made in China 2025".

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