La réforme fiscale de Trump a bénéficié aux banques

Donald Trump ©Photo News

Le secteur bancaire américain compte parmi les grands gagnants de la réforme fiscale adoptée par le président Donald Trump.

Deux ans après la réforme fiscale adoptée par l’administration Trump tout à la fin de décembre 2017, on distingue un peu mieux quels sont les secteurs économiques à Wall Street qui, jusqu’à présent, bénéficient le plus des mesures prises. Cette réforme avait permis une réduction des impôts dus pour les entreprises sur les bénéfices qu’elles réalisaient. C’était la mesure phare du projet de Donald Trump. Le taux de l’impôt avait été abaissé de 35% à 21%. Cette réforme permettait aussi aux entreprises disposant d’importantes trésoreries en dehors des Etats-Unis de les rapatrier sans devoir subir de taxes pénalisantes.

+60%
Les actionnaires des banques américaines comptent parmi ceux qui bénéficient le plus de la réforme fiscale adoptée en 2017 aux Etats-Unis. Les montants de leurs dividendes ont explosé.

Immanquablement, le secteur bancaire compte parmi les grands gagnants de ces mesures. Leurs bénéfices ont explosé. Avec, dans la foulée, les montants de dividendes versés aux actionnaires. Depuis la fin de 2017, Goldman Sachs a relevé son dividende trimestriel de 66% et JP Morgan de 60%. Chez Citigroup, le montant a été gonflé de 59% et chez Bank of America de 50%. Il est bien loin le temps de la crise financière, lorsque les montants avaient été réduits à la portion congrue entre autres chez Citibank devenue depuis Citigroup, et Bank of America.

Bien que souvent dans une moindre mesure, les dividendes payés par les entreprises fort actives à l’international ont aussi pris de la hauteur. Cela a été le cas notamment chez Mondelez (+29%), le propriétaire de Côte-d’Or, Cisco (+31%), Apple (+22%), Microsoft (+21%). Les dividendes ont par contre grimpé de façon anecdotique dans les secteurs pétroliers, voire pas du tout, comme pour Ford et General Motors à l’automobile.

Les hausses de dividendes ont par ailleurs souvent été accompagnées de programmes de rachats d’actions propres. Près de 1.000 milliards de dollars ont été consacrés à ces opérations l’an passé à Wall Street.

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