La révélation de Trump: "Je ne suis pas raciste"

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Une nouvelle fois sous le feu des critiques pour ses propos sur les pays africains, Donald Trump affirme n'avoir jamais traité Haïti de "pays de merde" ni même parlé de "bonne relation" avec Kim Jong-un.

Le président américain Donald Trump, qui avait choqué en qualifiant les pays africains et Haïti de "pays de merde" lors d'une réunion à huis clos à la Maison Blanche, a assuré aux journalistes qu'il n'est "pas raciste". "Non, je ne suis pas raciste. Je suis la personne la moins raciste que vous puissiez interviewer", a-t-il lancé à l'occasion d'un moment face aux photographes à West Palm Beach, en Floride. Il y dînait dimanche avec le chef de la majorité de la Chambre des représentants, Kevin McCarthy. IL a ajouté par rapport à une autre polémique que non, il n'avait jamais dit "avoir sûrement une très bonne relation avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.  

Le milliardaire avait ainsi déjà affirmé vendredi dans un tweet n'avoir "jamais dit de mal des Haïtiens", après avoir aussi nié l'utilisation de l'expression "pays de merde" pour qualifier Haïti. Le "Washington Post", citant plusieurs sources anonymes, a écrit que le milliardaire faisait référence à ce moment-là à des pays d'Afrique ainsi qu'à Haïti et au Salvador, expliquant que les Etats-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège.

"Les Démocrates ne veulent pas sécuriser la frontière"

Revenant sur le sujet de l'immigration, Donald Trump a déclaré qu'il essayait de conclure un accord, mais que ses adversaires démocrates n'étaient d'aucune utilité en la matière. "Nous sommes prêts, désireux et capables d'obtenir un accord sur le Daca", a-t-il dit. Le programme Daca (Deferred Action for Childhood Arrival), hérité de l'administration de Barack Obama, permet à 690.000 jeunes immigrés de travailler et d'étudier aux Etats-Unis en toute légalité, bien qu'entrés illégalement aux Etats-Unis alors qu'ils étaient enfants. "Je ne pense pas que les démocrates veulent le conclure. Les gens du Daca devraient savoir que les démocrates ne vont pas le conclure", a-t-il martelé.

En septembre, Donald Trump a abrogé le programme et donné jusqu'au 5 mars au Congrès pour trouver un compromis. Les législateurs démocrates "ne veulent pas de sécurité à la frontière", a soutenu le président. "Il y a des gens qui affluent. Ils ne veulent pas arrêter (le trafic) de drogue et ils veulent réduire le budget de notre armée, ce que nous ne pouvons pas faire", selon lui.

Encore une "info bidon" 

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Enfin, concernant le leader nord-coréen, Kim Jong-un, Donald Trump a contesté le compte-rendu d'un entretien accordé au Wall Street Journal jeudi. Le quotidien affirmait que le Président avait déclaré avoir "sûrement une très bonne relation" avec le dirigeant asiatique. "Evidemment, je n'ai pas dit cela. J'ai dit, grosse différence: 'J'aurais une bonne relation avec Kim Jong-un'. Heureusement, nous connaissons les conversations enregistrées avec les journalistes (...). Ils savaient exactement ce que j'ai dit et voulais dire. Ils voulaient seulement un article. INFO BIDON!"

La Maison Blanche et le Wall Street Journal ont chacun diffusé un extrait audio de l'interview pour étayer leur version. La citation est importante parce que toute suggestion de contact direct entre les deux dirigeants, qui ont pour habitude de s'envoyer des insultes, pourrait indiquer un changement important de l'attitude des Etats-Unis envers le régime communiste nord-coréen.

Le Wall Street Journal avait interrogé le Président sur un éventuel entretien avec Kim Jong-un. Donald Trump a répondu : "Je ne veux pas faire de commentaire. Je ne dis ni oui ni non. Je ne veux tout simplement pas faire de commentaire."

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