La Turquie obtient sa zone de sécurité en Syrie après avoir menacé d'attaquer les Kurdes

©REUTERS

La Turquie estime "positives" les discussions avec les Etats-Unis sur la Syrie.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a averti à plusieurs reprises ces derniers jours que la Turquie préparait une opération militaire en Syrie contre les Unités de protection du peuple (YPG).

Ces menaces d’action unilatérale ont pour but d’obtenir des Etats-Unis la création d’une zone de sécurité en Syrie, profonde de 30 km, séparant sa frontière des positions des YPG.

La stratégie semble porter ses fruits. Mercredi, les Etats-Unis et la Turquie annonçaient la création d’"un centre d’opérations conjointes" pour "coordonner la création d’une zone de sécurité". La profondeur de cette zone n’a pas été révélée.

Ankara considère les YPG comme une milice "terroriste" et la combat depuis les années 80. Les YPG constituent le bras armé du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Mais elles sont aussi l’une des principales forces de la coalition kurdo-arabe qui a combattu Daesh aux côtés des Etats-Unis.

Ces derniers jours, la presse turque avait fait état de l’envoi de véhicules militaires et de commandos dans la région. Ce n’est pas la première fois que la Turquie se prépare à une telle opération.

La Belgique, qui occupe un siège au Conseil de sécurité, suit le dossier de très près. "Si l’opération militaire turque se concrétise, l’affaire sera portée devant le Conseil de sécurité, avertit une source proche du dossier. Ce genre d’opération en peut avoir lieu."

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