"Le carnage de Las Vegas était inévitable"

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Le tireur de Las Vegas, Stephen Paddock, a sans difficulté installé un arsenal d'une quinzaine d'armes à feu à l'hôtel Mandalay Bay. Il a tué au moins 59 personnes et fait 527 blessés.

La tuerie est qualifiée de "la plus meurtrière de l'histoire des Etats-Unis". 

Stephen Paddock, 64 ans, a ouvert le feu sur une foule assistant à un concert en plein air dimanche soir à Las Vegas, tuant au moins 59 personnes et en blessant 527 autres.

L'auteur des tirs à l'arme automatique était embusqué au 32e étage de l'hôtel-casino Mandalay Bay, surplombant le site du festival de musique country auquel 22.000 personnes assistaient. Il a tiré sur la foule pendant de longues minutes. Il s'est suicidé avant l'intervention de la police.

 

Comment l'homme a-t-il réussi sans difficultés à installer un arsenal d'une quinzaine d'armes à feu à l'hôtel Mandalay Bay?

Vingt-trois armes ont été retrouvés dans sa chambre du Mandalay Bay, dont des fusils d'assaut et des armes altérées pour opérer de manière automatique. Un stock de nitrate d'ammonium, un engrais susceptible d'être utilisé dans l'élaboration d'explosifs, a été retrouvé dans sa voiture.

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"Les gens amènent de gros sacs dans les hôtels, ce n'est pas un signe inquiétant", remarque Richard Frankel, ancien agent du FBI et assistant professeur d'études en sécurité intérieure à St. John University. Les hôtels sont des lieux ouverts où l'on pénètre très facilement: pas de détecteurs à métaux aux entrées et les bagages ne sont quasi jamais contrôlés. Particulièrement dans de grands hôtels-casino comme ceux qui ont fait la réputation de Las Vegas, avec ses 150.000 chambres d'hôtel.

Shawn Engbrecht, président de la société de protection Cass Global Security, est réaliste, il est quasi impossible d'éviter ce genre de tuerie:

"Si quelqu'un vient vers vous avec un fusil d'assaut et l'intention de tuer, vous n'allez pas lui survivre très longtemps."


Quel est le rôle de l'Etat islamique?

Notre unité ne peut pas être brisée par le mal, nos liens ne peuvent pas être défaits par la violence et, bien que nous ressentions de la colère face à l'assassinat insensé de nos compatriotes, c'est l'amour qui nous définit aujourd'hui.
Donald Trump

Le groupe djihadiste Etat islamique a revendiqué l'attaque dans un communiqué qui affirme que le suspect s'était récemment converti à l'islam.

Mais cela semble peu plausible. Un responsable américain s'est dit très sceptique sur cette revendication et a évoqué des "antécédents psychiatriques". Aucun lien avec une organisation terroriste internationale n'a été établi pour le moment.

 

• Qui était le tireur?

A Mesquite, l'armurier local Chris Sullivan a confirmé dans un communiqué que Paddock, comptable retraité, comptait parmi ses clients et qu'il avait passé toutes les "vérifications et procédures" nécessaires à l'achat d'armes à feu. La tuerie a ravivé le débat sur le contrôle des armes, la Maison blanche a toutefois estimé lundi qu'il était "prématuré" de discuter d'une politique de restriction des armes à feu.

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Depuis sa maison d'Orlando, en Floride, devant laquelle se sont pressés des journalistes, Eric Paddock a décrit en outre son frère comme un "type riche" qui aimait jouer au poker en ligne, partir en croisière et coulait une retraite "paisible" dans le Nevada après des années passées en Floride.

"Nous n'avons aucune idée de ses croyances (religieuses, NDLR)", avoue Joseph Lombardo, précisant que le tireur n'était pas connu des services de police.

Le père de Paddock avait commis plusieurs braquages de banque et a un temps fait partie des fugitifs les plus recherchés par le FBI.

 

Quid du débat sur les armes à feu?

Le sujet revient à chaque fusillade: faut-il interdire ou règlementer la la détention d'armes à feu aux Etats-Unis, protégée par le Deuxième amendement de la Constitution? Ni Donald Trump ni le Congrès ne semblent prêts à faire bouger les lignes...

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