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Trump condamne les violences "de manière aussi ferme que possible"

La porte-parole de la Maison Blanche a affirmé ce jeudi que le président américain Donald Trump et son gouvernement condamnaient "de manière aussi ferme que possible" les violences qui ont eu lieu au Capitole mercredi.
  • Joe Biden complète son équipe économique, "le cabinet le plus divers de l'histoire américaine"

    Le futur président américain Joe Biden a choisi Gina Raimondo, gouverneure de Rhode Island, comme ministre du Commerce, Martin Walsh, maire de Boston, comme ministre du Travail et Isabel Guzman, une ancienne de l'administration Obama, pour diriger l'agence responsable des PME.

    "Le président élu Joe Biden a nommé deux douzaines de membres du cabinet, le plus divers de l'histoire américaine", remarque un communiqué publié jeudi. Joe Biden avait déjà présenté début décembre une partie de son équipe économique, composée essentiellement de femmes, de personnes issues de minorités et d'anciens de l'ère Barack Obama. "Ils partagent ma croyance selon laquelle la classe moyenne a construit ce pays et les syndicats ont construit la classe moyenne", déclare Joe Biden dans le communiqué.

    Leur objectif sera de sortir les États-Unis "de la pire crise de chômage depuis quasiment un siècle", "en soutenant les petites entreprises et en renforçant les syndicats".

    Gina Raimondo, désignée ministre du Commerce ©REUTERS

  • Donald Trump se dit scandalisé par les violences, une "attaque odieuse" (vidéo)

    Au lendemain d'une journée de chaos qui a ébranlé l'Amérique, Donald Trump, accusé par Joe Biden d'avoir miné la démocratie, a lancé un rare appel à la "réconciliation", condamnant "une attaque odieuse" sur le Capitole.

    Dans une vidéo qui marque un changement net de ton, le président républicain s'est dit "scandalisé par la violence" déployée par quelques centaines de ses sympathisants, qui ont envahi le siège du Congrès mercredi. "Nous venons de vivre une élection intense et les émotions sont fortes", mais "il faut se calmer", a-t-il ajouté, alors que pendant deux mois il n'a cessé de souffler sur les braises de la division en brandissant des théories du complot.

    À aucun moment, dans ce message, il n'évoque une quelconque responsabilité dans les violences de la veille. "Je vais désormais me concentrer sur une transition de pouvoir ordonnée et sans accrocs", a-t-il encore assuré dans ce message très proche d'un discours de concession, même s'il ne reconnaît pas explicitement sa défaite face à Joe Biden. 

  • Trump condamne les violences "de manière aussi ferme que possible"

    La porte-parole de la Maison Blanche a affirmé ce jeudi que le président américain Donald Trump et son gouvernement condamnaient "de manière aussi ferme que possible" les violences qui ont eu lieu au Capitole mercredi. "Je veux être claire: les violences dont nous avons été témoins hier au Capitole étaient effroyables, répréhensibles et contraires aux valeurs américaines", a déclaré Kayleigh McEnany lors d'une allocution extrêmement brève. "Le président et son administration les condamnent de manière aussi ferme que possible", a-t-elle ajouté.

    Tout le personnel de la Maison blanche, Donald Trump y compris, condamne les violences commises mercredi au Capitole, a ainsi déclaré Kayleigh McEnany. "C'est inacceptable et ceux qui ont enfreint la loi doivent être poursuivis (...) Ceux qui exercent dans ce bâtiment travaillent pour assurer une transition en bon ordre du pouvoir. Il est maintenant temps pour l'Amérique de s'unir", a ajouté la porte-parole.

    ©VIA REUTERS

  • L'équipe de Trump renonce à contester le résultat de la présidentielle en Géorgie

    L'équipe de campagne de Donald Trump a renoncé à ses recours en justice pour contester la victoire de Joe Biden en Géorgie lors de l'élection présidentielle du 3 novembre, a annoncé le responsable du scrutin dans cet Etat.  

    "Plutôt que de présenter leurs preuves et leurs témoins à un tribunal et de contre-interroger sous serment, l'équipe de campagne de Trump a sagement décidé que la solution la plus intelligente était de renoncer à ses futiles contestations", écrit Brad Raffensperger, secrétaire d'Etat de Géorgie, dans un communiqué. 

  • "Trump, c'est déjà du passé sur la scène internationale", indique Charles Michel

    "La page Donald Trump est tournée, c'est déjà du passé sur le plan international", a tranché le président du Conseil européen Charles Michel, au lendemain de l'invasion du Capitole par des partisans pro-Trump.

    "C'est au Congrès de déterminer de quelle manière il travaillera pour les 13 prochains jours", jusqu'à la prestation de serment de Joe Biden le 20 janvier prochain, a ajouté Michel, lors d'une intervention sur le plateau de "Jeudi en prime" (RTBF).

    "Il y aura un défi, pour l'administration Biden, de réconciliation et de rassemblement, c'est un enjeu partout dans le monde de rassembler plutôt que d'exacerber les tensions", a commenté le Belge. Le président du cercle des chefs d'État et de gouvernement de l'UE reconnaît que les événements de mercredi à Washington ne constituent pas une surprise complète, vu le "cheminement" qu'a suivi Donald Trump. L'UE avait d'ailleurs préparé "différentes options" pour l'avant et l'après-élections américaines afin de faire face à diverses éventualités.

    Prudent ces derniers mois dans ses expressions concernant le président républicain, Charles Michel a reconnu jeudi que la coopération avec les Etats-Unis s'était avérée "extrêmement difficile" ces dernières années. Il a cité le départ des Etats-Unis des accords de Paris sur le climat (M. Biden s'est engagé à les réintégrer) ainsi que les "relations crispées" au sein de l'OTAN. "Au Proche-Orient, l'Union européenne a tenté d'être engagée pour un dialogue avec les Etats-Unis, mais cela a été extrêmement difficile, et je pourrais citer de nombreux autres exemples".

  • Les mesures de sécurité renforcées au Capitole pour minimum un mois

    Une clôture de deux mètres de haut "infranchissable" a été déployée autour du Capitole pour les 30 prochains jours au moins, a indiqué le secrétaire américain à l'Armée Ryan McCarthy, selon plusieurs médias américains. Le dispositif protégera également la prestation de serment de Joe Biden en tant que 46e président des Etats-Unis, le 20 janvier.

    En outre, quelque 6.200 membres supplémentaires de la Garde nationale seront déployés en renfort de la police locale au moins jusqu'au week-end. Cette dernière a par ailleurs augmenté à 850 le nombre d'agents de sécurité affectés au Capitole.

  • Trump ne mérite plus le Nobel de la paix, dit celui qui l'a nominé

    Un député norvégien qui a proposé la candidature de Donald Trump pour le Nobel de la paix a estimé que le président américain ne méritait finalement pas de remporter le prix, à la lumière de son comportement depuis sa défaite électorale. Elu de la droite populiste anti-immigration, Christian Tybring-Gjedde a fait valoir que la candidature qu'il a révélée en septembre était à l'époque justifiée en raison des progrès accomplis selon lui grâce à Donald Trump au Moyen-Orient. Mais il a ajouté que son comportement après l'élection le disqualifiait pour le prix aujourd'hui.

    "Il a obtenu des résultats au Moyen-Orient pour la paix entre Israël et plusieurs des pays voisins", a dit M. Tybring-Gjedde sur la chaîne TV2 Nyhetskanalen. "Il y a eu beaucoup de prix de la paix donnés à des personnes qui n'y sont pas parvenues alors que lui y est arrivé. Mais quand on voit ce qui s'est produit ensuite et ce qu'il vient d'arriver, il serait totalement contre-nature qu'il remporte un tel prix", a-t-il ajouté. M. Tybring-Gjedde et un député suédois ont chacun séparément proposé Donald Trump pour le prix Nobel de la paix 2021, le premier pour le rôle du président sortant dans l'accord de normalisation entre Israël et les Emirats arabes unis, le second pour ses efforts de rapprochement entre la Serbie et le Kosovo.

  • Pelosi réclame à son tour l'éviction de Trump

    Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants, a réclamé à son tour le recours au 25e amendement de la Constitution pour écarter Donald Trump du pouvoir au lendemain des scènes d'insurrection observées à Washington et à moins de trois semaines de la fin de son mandat. "Hier, le président des Etats-Unis a encouragé une insurrection armée contre l'Amérique", a déclaré Nancy Pelosi à la presse, ajoutant que le comportement de Donald Trump s'apparentait à de la sédition.

    Accusé d'avoir attisé la colère des manifestants et d'avoir tardé à condamner l'invasion du Capitole, le président américain est désormais confronté à de nombreuses défections au sein de son administration et aux critiques de son propre camp. S'il a fini par admettre que son mandat prendrait fin le 20 janvier, sans pour autant reconnaître la légalité de la victoire de Joe Biden, Donald Trump paraît de plus en plus isolé et certains élus ne veulent pas attendre plus longtemps pour l'écarter du pouvoir.

      Plusieurs élus démocrates ont lancé une procédure visant à faire reconnaître qu'il n'est plus en mesure d'exercer ses fonctions et qu'il doit être remplacé par son vice-président, Mike Pence, jusqu'à l'investiture de Joe Biden. La tentation d'évincer le président en exercice concerne désormais certains élus républicains. Parmi eux figure Adam Kinzinger, membre de la Chambre des représentants. "Tout porte à croire que le président a perdu pied", a-t-il dit dans une vidéo publiée sur Twitter.

  • Biden dénonce "un des jours les plus sombres de notre Histoire"

    Le président élu Joe Biden a accusé Donald Trump d'avoir "déchaîné un assaut sans merci contre les institutions" démocratiques américaines, après l'invasion du Capitole par ses partisans mercredi. "Hier était à mes yeux l'un des jours les plus sombres de notre Histoire", a-t-il déploré, qualifiant ceux qui ont participé à ces troubles de "terroristes de l'intérieur".

    Donald Trump est responsable des violences et a sapé les fondements de la démocratie en essayant d'utiliser la foule pour réduire les électeurs aux silence, a encore déclaré Joe Biden, qui lui succédera le 20 janvier à la Maison blanche. Donald Trump n'est pas au dessus des lois, a-t-il ajouté.

    Des manifestants antiracistes auraient été traités "très différemment" par la police, a-t-il également indiqué, alors que de nombreuses voix se sont faites entendre pour dénoncer l'inaction de celle-ci. "Si ça avait été une manifestation du mouvement Black Lives Matter, ils auraient été traités très différemment de la foule hargneuse qui a attaqué le Capitole, nous savons tous que c'est vrai et c'est inacceptable", a-t-il déclaré lors d'une allocution depuis son fief de Wilmington. 

  • Une ministre de Trump, Elaine Chao annonce démissionner après les violences du Capitole

    La ministre américaine des Transports Elaine Chao a annoncé ce jeudi sa démission, mentionnant son "trouble" face à l'invasion du Capitole par des partisans du président Donald Trump la veille.

    "Nous pays a vécu un événement traumatisant, totalement évitable (...) qui m'a tellement troublée que je ne peux pas l'ignorer", a justifié dans un communiqué celle qui est à la ville, l'épouse du chef des sénateurs républicains Mitch McConnell. Elle est le premier membre du cabinet de Donald Trump à annoncer sa démission depuis les violences.

  • Boris Johnson "condamne sans réserve" Donald Trump

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a condamné "sans réserve" l'attitude du président américain Donald Trump pour avoir encouragé les violences perpétrées par ses sympathisants au Capitole, siège du Congrès américain.

    "Je condamne sans réserve le fait d'encourager des personnes à se comporter de manière honteuse comme elles l'ont fait au Capitole", a déclaré Boris Johnson, estimant aussi que le président avait eu tort de remettre en cause le résultat de l'élection présidentielle aux Etats-Unis.

  • Le ministre de la Sécurité intérieure demande à Trump de condamner le siège du Capitole

    Le secrétaire d'État à la Sécurité intérieure par intérim, Chad Wolf, a demandé au président Donald Trump de condamner fermement les violences au Capitole et dans ses environs. Le président ne s'est en effet pas encore retourné contre ses partisans. Il ne cesse de répéter que la victoire électorale lui a été volée, ce qui n'a jamais pu être démontré jusqu'à présent.

    Donald Trump a promis une transition ordonnée lors de l'investiture de son successeur Joe Biden le 20 janvier. Selon Chad Wolf, le président n'a fait cela que dans l'espoir que les membres de son cabinet ne démissionnent pas. Plusieurs employés de la Maison Blanche et du cabinet sont déjà partis. Le secrétaire d'État, lui, entend rester à son poste car il veut assurer un transfert pacifique du pouvoir mais aussi en raison d'éventuelles menaces.

  • Le chef démocrate au Sénat appelle à démettre Trump de ses fonctions

    Le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer a exhorté le vice-président Mike Pence à démettre Donald Trump de ses fonctions, après les violences perpétrées par ses sympathisants au Capitole, siège du Congrès américain. "Ce qui est survenu au Capitole hier était une insurrection contre les Etats-Unis, incitée par le président", a écrit Chuck Schumer, en appelant le républicain Mike Pence à invoquer le 25e amendement de la Constitution qui autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président "inapte" à exercer ses fonctions, et le mettre à l'écart du pouvoir.

    "Si le vice-président et le cabinet refusent" de le faire, "le Congrès devrait se rassembler pour lancer une procédure de destitution contre le président", a ajouté Chuck Schumer. 

  • Facebook ferme le compte Facebook de Donald Trump

    Les comptes Facebook et Instagram du président américain Donald Trump sont bloqués pour une durée indéterminée et pendant "au moins les deux prochaines semaines", a annoncé jeudi le PDG de Facebook, Mark Zuckerberg.  

    "Nous pensons que permettre au président de continuer à utiliser nos services pendant cette période pose des risques trop grands", a affirmé le dirigeant du réseau social sur son compte Facebook.  "Par conséquent, nous prolongeons le blocage de ses compte", a-t-il ajouté.

  • Le point à 17h

    • Mercredi, des partisans du président Trump ont envahi pendant plusieurs heures le Capitole, temple de la démocratie américaine, interrompant la session qui devait confirmer la victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre.

    • Il y a eu quatre morts et 52 arrestations suite à cette invasion.

    • Des membres du gouvernement américain ont discuté de la possibilité d'écarter Donald Trump du pouvoir après le coup de force de ses partisans tandis que d'autres proches du président ont présenté leur démission pour marquer leur désaccord.

    • Le Congrès a rejeté, au Sénat puis à la Chambre des représentants, les objections d'élus républicains visant les résultats de la présidentielle dans les États de l'Arizona et de Pennsylvanie.

    • Le Congrès a donc officiellement confirmé l'élection du démocrate Joe Biden comme prochain président des États-Unis.

    • Donald Trump a promis un transfert "ordonné" du pouvoir le 20 janvier.

    • En Belgique, Alexander De Croo a dénoncé la communication du président Trump qui a selon lui mené aux débordements et a assuré que le gouvernement belge luttera plus efficacement contre les fake news.

  • Alexander De Croo s'engage dans la lutte contre les fake news


    Alexander De Croo a confirmé jeudi à la Chambre l'intention de son gouvernement de lutter plus efficacement contre la désinformation et les "fake news" suite à l'invasion du capitole aux États-Unis. "Ces faits démontrent l'importance de lutter résolument contre les populismes et toute atteinte à nos valeurs les plus fondamentales. Le pilier de la démocratie, c'est respecter le résultat d'élections libres, c'est rassembler plutôt que diviser. Et surtout condamner les expressions de haine", a-t-il déclaré.

    "Le président Trump (qui continue de contester les résultats de l'élection présidentielle) a commencé par dire 'ils vont vous enlever votre emploi', puis 'ils vont vous enlever votre pays', puis 'ils vont vous voler vos élections'. Ce qu'il s'est passé est la conséquence directe de ce genre de déclarations. Souvent, de mauvais mots peuvent déclencher de mauvais actes", a-t-il précisé. "Ce qui est visé, c'est la désinformation intentionnelle et systématique visant à aller au conflit. Lutter contre ce genre de désinformation est un combat de tous les jours et nous ne devons pas hésiter à prendre des mesures."

    ©BELGA

  • Plusieurs démissions dans le camp Trump

    L'ancien chef de cabinet de Donald Trump Mick Mulvaney a annoncé jeudi qu'il quittait de son poste de diplomate pour le compte du président, en protestation contre l'intrusion violente de partisans du président américain au Capitole la veille.  "Je ne peux pas rester, pas après hier. On ne peut pas voir ce qui s'est passé hier et vouloir en être partie prenante d'une quelconque façon", a-t-il déclaré sur la chaîne CNBC.  

    Mick Mulvaney, qui avait quitté son poste de chef de cabinet pour être nommé émissaire des Etats-Unis en Irlande du Nord, a indiqué avoir informé le secrétaire d'Etat Mike Pompeo de sa démission. Il a précisé que d'autres employés de l'administration Trump envisageaient de quitter leurs fonctions.  "Ceux qui choisissent de rester, et j'ai parlé à certains d'entre eux, le font parce qu'ils craignent que le président nomme quelqu'un de pire" à leur place, a-t-il encore précisé.

    Immédiatement après les violences, mercredi, le conseiller adjoint à la sécurité nationale Matt Pottinger avait démissionné.  La porte-parole de la Première dame Melania Trump, Stephanie Grisham, ancienne porte-parole de la Maison Blanche, avait aussi présenté sa démission. 

  • Le FBI lance une plateforme pour rassembler les preuves de l'assaut

    Le FBI, service de police fédéral des États-Unis, a mis en ligne un site web afin de récolter des indices et des preuves en relation avec le siège du Capitole de mercredi. Les citoyens américains peuvent y déposer des vidéos et des photographies d'actes criminels qu'ils auraient capturées lors des faits qui ont émaillé le pays.

    Même sans les résultats qu'apporteront ce point de collecte, beaucoup de matériel est déjà disponible, assurent les enquêteurs, car les partisans de Donald Trump eux-mêmes ont publié de nombreuses photos et vidéos de leur expédition sur les réseaux sociaux. De nombreux assaillants sont faciles identifier car seuls quelques-uns  portaient un masque buccal malgré la pandémie de coronavirus. Sur les clichés et séquences publiés, on peut les voir casser les portes et fenêtres, se ruer dans les couloirs et les salles d'audience, se précipiter dans les bureaux des députés et sénateurs et endommager les meubles.

  • Joe Biden désigne le juge Garland pour le poste de ministre de la Justice

    Joe Biden va nommer le juge Merrick Garland pour occuper le poste d'Attorney General (procureur général), l'équivalent américain du ministre de la Justice, a annoncé, ce jeudi, l'équipe de transition du futur président des États-Unis.

    Ce magistrat, âgé de 68 ans, avait été choisi au printemps 2016 par Barack Obama (alors président des États-Unis) pour intégrer la Cour suprême. La majorité républicaine au Sénat avait toutefois refusé de l'auditionner, prétextant de l'imminence du scrutin présidentiel, remporté quelques mois plus tard par Donald Trump.

    Avant de devenir juge, Merrick Garland a été procureur fédéral. Il avait contribué, à ce titre, à faire reconnaître la culpabilité du militant d'extrême droite Timothy McVeigh dans l'attentat commis en avril 1995 à Oklahoma City. 

    ©EPA

  • Le point à 14h

    • Mercredi, des partisans du président Trump ont envahi pendant plusieurs heures le Capitole, temple de la démocratie américaine, interrompant la session qui devait confirmer la victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre.

    • Il y a eu quatre morts et 52 arrestations suite à cette invasion.

    • Des membres du gouvernement américain ont discuté de la possibilité d'écarter Donald Trump du pouvoir après le coup de force de ses partisans.

    • Le Congrès a rejeté, au Sénat puis à la Chambre des représentants, les objections d'élus républicains visant les résultats de la présidentielle dans les États de l'Arizona et de Pennsylvanie.

    • Le Congrès a donc officiellement confirmé l'élection du démocrate Joe Biden comme prochain président des États-Unis.

    • Donald Trump a promis un transfert "ordonné" du pouvoir le 20 janvier.

  • Quel est ce 25e amendement qui pourrait être utilisé contre Donald Trump?

    Les spéculations se multiplient, ce jeudi, sur un recours au 25e amendement de la constitution américaine, un dispositif qui pourrait permettre d'écarter le président du pouvoir à quelques jours de la fin de son mandat, prévue le 20 janvier.

    Le 25e amendement concerne la succession du président. Il stipule que le locataire de la Maison-Blanche peut temporairement renoncer à ses pouvoirs. Mais ce dispositif peut aussi être utilisé pour écarter un président de ses fonctions car il autorise le vice-président et une majorité du cabinet à le déclarer "inapte" à exercer ses fonctions.

    Dans un tel cas de figure, ces derniers doivent envoyer une déclaration écrite aux membres du Congrès. Mike Pence deviendrait alors président par intérim. Donald Trump aurait toutefois la possibilité de contester cette décision. Il pourrait faire savoir au Congrès qu'il est capable d'exercer ses fonctions et récupérer ses pouvoirs.

    Le vice-président et les membres du cabinet pourraient alors à nouveau s'y opposer en écrivant une nouvelle fois au Congrès. Dans ce cas, le sort du président serait entre les mains des parlementaires, qui voteraient sur la question de savoir si Donald Trump doit être démis de ses fonctions. Une majorité des deux tiers est nécessaire au sein des deux chambres du Congrès pour destituer le président. 

  • Crash-test réussi pour la démocratie américaine

    Quelles traces l'invasion du Capitole va-t-elle laisser sur la politique américaine? Quel sera impact sur la présidence Biden? Deux experts nous éclairent. 

  • Angela Merkel, "triste" et "en colère", pointe la responsabilité de Donald Trump

    Angela Merkel s'est dite, ce jeudi, "triste" et "en colère" après l'intrusion de partisans de Donald Trump dans le Capitole à Washington, dont le président sortant porte, selon elle, une part de responsabilité. "Je regrette profondément que le président Trump n'ait pas concédé sa défaite, depuis novembre et encore hier" mercredi, a déclaré la chancelière allemande à la presse, relevant que "les doutes sur le résultat de l'élection ont été alimentés et ont créé l'atmosphère qui a rendu possible les événements" de Washington.

    De son côté, le président iranien Hassan Rohani a qualifié la démocratie occidentale de "fragile et vulnérable", mettant en garde "le monde entier" contre la montée du "populisme" après les troubles de mercredi au Capitole de Washington.

    "Nous avons constaté que dans (les pays occidentaux), malheureusement, le terrain est prêt pour le populisme, malgré les progrès de l'industrie et de la science", a déploré M. Rohani. "Un populiste est arrivé (au pouvoir) et il a provoqué un désastre dans son pays pendant ces quatre années (...). J'espère que le monde entier et les prochains dirigeants à la Maison-Blanche en retiendront la leçon", a-t-il ajouté, en faisant allusion au président sortant américain Donald Trump. 

    Accusé par ses adversaires ultraconservateurs de chercher des "compromis" avec l'Ouest, Hassan Rohani, un modéré sur l'échiquier politique iranien, a envoyé un nouveau signe d'ouverture vis-à-vis de la future administration américaine. 

  • "Une tentative de coup d'État menée par des terroristes armés" (Democrats abroad)

    "Ce qui s'est passé à Washington est une tentative de coup d'État par des terroristes armés incités par Trump et ses alliés républicains pour empêcher le Congrès d'acter l'échec de sa réélection", a réagi, ce jeudi, le groupe Democrats abroad (démocrates à l'étranger, NDLR), dont sa section belge.

    "Cette tentative ne peut pas et ne doit pas réussir", plaident-ils. "L'injustice raciale est assourdissante. De nombreuses personnes armées - blanches pour la plupart - qui ont pénétré illégalement dans le Capitole ont ensuite été autorisées à quitter les lieux et à se disperser", constate le groupe.

    "La police n'aurait jamais répondu de cette manière à une manifestation Black Lives Matter ou tout autre action menée par des personnes de couleur. L'Amérique doit se réveiller face à ce scandale", conclut le groupe dans un communiqué. "À notre Congrès et aux habitants de Washington: le monde est avec vous." 

  • Donald Trump promet un transfert "ordonné" du pouvoir le 20 janvier

    Suite à la confirmation formelle, par le Congrès, de la victoire de Joe Biden à la présidentielle de novembre, le président Donald Trump a déclaré que cette décision représentait "la fin du plus grand premier mandat de l'histoire présidentielle".

    "Même si je suis en total désaccord avec le résultat de l'élection, et que les faits me donnent raison, il y aura néanmoins une transition ordonnée le 20 janvier", a-t-il déclaré dans un communiqué.

    "J'ai toujours dit que nous continuerions notre combat pour que seuls les votes légaux soient comptés. Bien que cela représente la fin du plus grand premier mandat de l'histoire présidentielle, ce n'est que le début de notre combat pour rendre l'Amérique à nouveau grande", a conclu Donald Trump, tout en répétant les mêmes fausses affirmations sur l'élection que celles qui ont incité, mercredi, des manifestants à prendre d'assaut le Capitole.

  • Le Congrès certifie la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle

    Le Congrès des États-Unis a officialisé tôt jeudi la victoire de Joe Biden à la présidentielle, dernière étape avant son investiture le 20 janvier.

    Le vice-président républicain Mike Pence a certifié le vote de 306 grands électeurs en faveur du démocrate contre 232 à Donald Trump, à l'issue d'une séance des deux chambres interrompue par l'intrusion de partisans du président sortant qui ont semé le chaos dans le Capitole. 

    ©EPA

  • Nouveau rejet du Congrès aux objections républicaines

    Après avoir rejeté, au Sénat puis à la Chambre des représentants, les objections d'élus républicains visant les résultats de la présidentielle dans l'État de l'Arizona, le Congrès a également rejeté les objections concernant l'État de Pennsylvanie (20 grands électeurs).

    Ce vote lève ce qui pourrait être le dernier obstacle à la certification de l'élection de Joe Biden à la Maison-Blanche, après le chaos créé par l'intrusion violente de partisans de Donald Trump au sein même du Capitole. 

  • "Trump met le feu à Washington": la presse internationale scandalisée par les émeutes au Capitole

    "La démocratie assiégée", "le coup d'État de folie": le "chaos" provoqué mercredi au Capitole par les partisans de Donald Trump fait la Une de la presse internationale, qui en rejette la responsabilité sur le président sortant, accusé d'avoir encouragé la violence de ses partisans. 

  • Barack Obama condamne un moment de "honte et de grand déshonneur pour la nation"

    L'ancien président Barack Obama a condamné les événements tragiques de mercredi au Capitole, dans une déclaration publiée sur Twitter.

    "L'Histoire se souviendra de la violence de ce jour au Capitole, incitée par un président en fonction qui a toujours menti, sans fondement, au sujet des résultats d'une élection régulière, comme d'un moment de honte et de grand déshonneur pour notre nation. Mais ce serait nous mentir à nous-même que de la traiter comme une totale surprise."

    Barack Obama souligne que le parti républicain a refusé de dire la vérité à ses partisans depuis deux mois à propos de la victoire de Joe Biden, exacerbant leurs ressentiments jusqu'à créer cette spirale ascendante de violence

  • Des démissions attendues à la Maison-Blanche

    Deux conseillères de la Première dame ont démissionné après les troubles de mercredi. Stephanie Grisham a quitté son poste de chef de cabinet de Melania Trump sans faire mention des incidents à Washington, mais une source au fait de la décision a déclaré que les troubles de mercredi ont été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase.  

    Rickie Niceta et Sarah Matthews, membres de l'équipe de communication de la Maison-Blanche, ont aussi démissionné.  

    Robert O'Brien, conseiller à la sécurité nationale, et son adjoint, Matthew Pottinger, réfléchiraient, eux aussi, à quitter l'administration Trump avant l'investiture de Joe Biden prévue le 20 janvier.

  • "Nous valons mieux que ça" (JPMorgan)

    De grands noms du monde des affaires ont appelé le président Trump à "mettre fin au chaos".

    • Le patron d'Apple, Tim Cook, a déploré un "chapitre triste et honteux de l'histoire" des États-Unis. "Les instigateurs de cette insurrection devront être tenus pour responsables."

     • "Nous valons mieux que ça", a affirmé le patron de la plus grande banque du pays JPMorgan Chase, Jamie Dimon, en condamnant "fermement" les agissements des manifestants dans un tweet. "Nos responsables politiques ont la responsabilité d'appeler à la fin des violences, d'accepter les résultats et, comme notre démocratie le fait depuis des centaines d'années, de soutenir une transition pacifique du pouvoir".

    • "En tant qu'une des plus vieilles entreprises des États-Unis, nous avons vu notre pays faire face à des événements éprouvants", a souligné Michael Corbat qui se trouve à la tête de la banque Citigroup. "Même si certaines scènes sont dures à regarder, j'ai confiance en notre processus démocratique", a-t-il assuré en espérant que la situation "puisse se résoudre sans effusion de sang supplémentaire".  

    • IBM a condamné "l'anarchie sans précédent" observée à Washington et appelé à l'arrêt "immédiat" des violences. "Ces actions n'ont pas leur place dans notre société et elles doivent cesser pour que notre système démocratique puisse fonctionner", a ajouté la société.  

    • "Le chaos dans la capitale de la nation est la conséquence d'efforts illégaux pour changer les résultats légitimes d'une élection démocratique", a aussi fustigé le lobby Business Roundtable, qui représente les plus grandes entreprises américaines. 

    "Les instigateurs de cette insurrection devront être tenus pour responsables."
    Tim Cook
    Patron d'Apple

  • Le Congrès a rejeté une première objection à la victoire de Joe Biden

    Le Congrès a rejeté une première objection à la certification de la victoire de Joe Biden, quelques heures après l'intrusion des partisans pro-Trump.  

    Le Sénat a décidé, à une écrasante majorité de 93 voix contre 6, de ne pas donner suite aux objections d'élus républicains visant les résultats de l'élection présidentielle dans l'État de l'Arizona.  

    Quelques minutes plus tard, la Chambre des représentants a écarté, à son tour, l'objection à 303 voix contre 121, franchissant un pas de plus vers la certification des résultats de l'élection présidentielle.  

    Conformément à un processus ultra-codifié, les deux chambres s'étaient séparées pour débattre de la question. 

  • Écarter Trump, est-ce possible?

    Des membres du gouvernement américain ont discuté de la possibilité d'écarter Donald Trump du pouvoir. Leurs échanges ont porté sur le 25e amendement de la Constitution américaine, qui autorise le vice-président et une majorité du cabinet à déclarer le président "inapte" à exercer ses fonctions, selon les chaînes CNN, CBS et ABC, qui s'appuient sur des sources anonymes.  

    Mais aucune proposition formelle n'a encore été présentée au vice-président Mike Pence, a précisé CBS.  

    Plusieurs élus et éditorialistes de grands quotidiens ont plaidé ouvertement pour cette option, même s'il ne reste que deux semaines avant la fin du mandat de Donald Trump.  

    Tous les démocrates de la commission judiciaire de la Chambre des représentants ont ainsi adressé un courrier à Mike Pence pour lui demander d'invoquer le 25e amendement "dans l'intérêt de la démocratie". Pour eux, le président sortant "est malade mentalement et incapable de gérer et d'accepter les résultats de l'élection de 2020". L'influent Washington Post a également plaidé en ce sens dans un éditorial sévère.  

  • 4 morts, 52 arrestations

    Quatre personnes sont mortes dans l'enceinte du Capitole à Washington et 52 personnes ont été arrêtées, a annoncé mercredi soir la police. Le chef de la police de Washington a fait savoir que 47 des 52 arrestations étaient en lien avec des violations au couvre-feu imposé dans la ville à partir de 18h00 par la maire démocrate Muriel Bowser en réponse aux troubles. 26 personnes ont été arrêtées dans l'enceinte du Capitole.  

    Plusieurs arrestations concernent des ports d'armes illégaux.  La police a aussi découvert deux bombes artisanales aux sièges du Comité national républicain et du Comité national démocrate.  Le chef de la police a refusé de communiquer l'identité d'une manifestante mortellement touchée par balle dans le Capitole par le tir d'un officier. Trois autres personnes sont mortes à cause d'urgences médicales.

  • Twitter suspend le compte de Donald Trump pendant 12 heures

    Une décision qui fait suite aux tweets incitant à la violence publiés par le président américain.

  • Les Canadiens "profondément inquiets" des violences aux États-Unis

    Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a fait part de l'"inquiétude" des Canadiens face aux violences qui ont éclaté au Capitole, qu'il a qualifiées d'"attaque envers la démocratie".  

    "Les Canadiens sont profondément inquiets et tristes des attaques contre la démocratie aux États-Unis, notre plus proche allié et voisin", a affirmé Justin Trudeau sur Twitter. "La violence ne réussira jamais à renverser la volonté du peuple", a-t-il ajouté. 

  • Donald Trump décrit ses sympathisants comme des "grands patriotes"

    Le président américain sortant Donald Trump a qualifié les manifestants qui ont pris d'assaut le Capitole de "grands patriotes" et a répété avoir remporté l'élection présidentielle américaine de novembre, dans un nouveau message posté sur Twitter. "Ce sont des choses et des événements qui arrivent quand une immense victoire électorale est (...) si vicieusement arrachée à de grands patriotes qui ont été mal et injustement traités pendant si longtemps", a-t-il déclaré sur Twitter. "Souvenez-vous de ce jour pour toujours!".  

    Twitter a rapidement restreint l'accès à ce message "en raison d'un risque de violence" et celui-ci n'est plus accessible.

  • Nancy Pelosi dit vouloir poursuivre la certification de la victoire de Joe Biden dans la soirée

    La présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, a indiqué, ce mercredi dans un communiqué, l'intention de la Chambre de reprendre dans la soirée le processus de certification de la victoire de Joe Biden lors de l'élection présidentielle américaine de novembre.

    Cette décision, a-t-elle indiqué, a été prise après discussion avec le vice-président républicain sortant Mike Pence et d'autres représentants.

  • Les violences électorales sont "intolérables à la fois chez soi et à l'étranger", indique Mike Pompeo

    Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, un fidèle allié du président sortant, a condamné ce mercredi les violences des manifestants pro-Trump qui ont envahi le Capitole à Washington pour s'opposer à la victoire du démocrate Joe Biden à la présidentielle.  

    "J'ai voyagé dans de nombreux pays et j'ai toujours soutenu le droit de chaque être humain à manifester pacifiquement pour ses croyances ou ses causes", a écrit le secrétaire d'État sur Twitter. "Mais la violence, mettre en danger la sécurité des autres, dont ceux chargés d'assurer notre sécurité à tous, est intolérable chez soi comme à l'étranger", a-t-il asséné.

  • Des rassemblements constatés dans d'autres États

    Des partisans du président américain sortant Donald Trump se sont aussi rassemblés devant les bâtiments de parlements d'autres États, dans la foulée des manifestations qui ont dégénéré en scènes de violences au Capitole à Washington.

    Selon le média américain CNN, de telles manifestations sont aussi constatées à Salem (Oregon), à Atlanta (Géorgie) - où deux élections sénatoriales viennent d'être remportées par les candidats démocrates - à Denver (Colorado) et à Topeka (Kansas). Les manifestants s'y comptent par centaines. À Atlanta, le Washington Post évoque la présence de milices, mais les rassemblements semblent être pacifiques dans les autres villes.

  • Une insurrection digne d'une "république bananière"

    Les faits de violences qui ont lieu ce mercredi après-midi au Capitole constituent une "insurrection" digne d'une "république bananière", qui pourrait causer un grave dommage à la nation et à la réputation" des États-Unis, a commenté l'ancien président américain George W. Bush.

    "Il est de la responsabilité fondamentale de chaque citoyen de soutenir la primauté du droit", a ajouté le républicain. Sans citer Donald Trump, l'ancien locataire de la Maison-Blanche se dit néanmoins "interpellé par le comportement imprudent de certains dirigeants politiques depuis l'élection présidentielle et par le manque de respect témoigné (mercredi) aux institutions, traditions et forces de l'ordre" des États-Unis.

  • Facebook retire la video de Trump s'adressant à ses partisans

    Facebook a retiré une vidéo du président sortant Donald Trump qui appelait ses partisans en train de prendre d'assaut le Capitole à "rentrer chez eux" mais où il déclarait aussi que l'élection avait été "volée". "C'est une situation d'urgence et nous prenons des mesures d'urgence appropriées, y compris le retrait de la vidéo du président Trump (...) qui, au final, contribue au risque de violence au lieu de le diminuer", a expliqué Guy Rosen un des vice-présidents du groupe, en charge de l'intégrité de la plateforme.

    YouTube a aussi retiré cette vidéo selon le site spécialisé The Verge.

  • Le Capitole désormais sécurisé

    Les autorités ont indiqué que le Capitole est désormais sécurisé, après un confinement de plusieurs heures ordonné suite à l'évacuation de manifestants pro-Trump qui avaient pénétré de force dans le bâtiment.

    La police annonce avoir arrêté 13 personnes durant les émeutes. Au moins cinq armes à feu ont aussi été saisies.

  • La femme blessée par balle au Capitole est décédée

    Cinq autres personnes ont aussi été transportées à l'hôpital selon les médias. L'un des blessés est un homme tombé d'un échafaudage sur l'aile ouest du Capitole, précise CNN.

  • La classe politique belge déplore la mise en danger de la démocratie

    La classe politique belge a déploré, via Twitter, que la situation ait dégénéré à Washington, la capitale des États-Unis. Nombreux pointent les risques pour la démocratie posés par le populisme. Le Premier ministre belge Alexander De Croo (Open-Vld) se dit choqué et incrédule face aux événements en cours au Capitole, "symbole de la démocratie américaine". "Nous sommes convaincus que les institutions fortes des États-Unis surmonteront ce moment difficile", a-t-il ajouté. Il assure son "soutien total" au président élu démocrate Joe Biden.

    Le vice-Premier ministre Georges Gilkinet (Ecolo) évoque des "images affligeantes et inquiétantes". "Notre démocratie mérite décidément notre attention et notre engagement constants", ajoute-t-il.

    "Ces scènes sont très graves. Elles montrent combien la démocratie a été fragilisée par Trump", déplore aussi Paul Magnette, le président du PS. "Voilà où mènent le populisme et la banalisation de l'extrême-droite. C'est une attaque contre la démocratie", poursuit-il.

    Le président du MR, Georges-Louis Bouchez, évoque, pour sa part, "un précédent d'une extrême gravité qui malheureusement est un symptôme violent des maladies populistes de notre démocratie". Il ajoute que "le danger ne se résume pas à Donald Trump et est bien plus profond". "Démocrates, levons-nous! ", exhorte-t-il enfin.

    Pour la cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck, ces scènes "très graves" à Washington "montrent combien la démocratie a été fragilisée par Trump". "Voilà où mènent le populisme et la banalisation de l'extrême-droite. C'est une attaque contre la démocratie", regrette encore la chrétienne-démocrate.

  • La police anti-émeute écarte les manifestants du Capitole

    La police anti-émeute a commencé à évacuer les manifestants rassemblés devant le Capitole en fin d'après-midi. Sur des images diffusées sur CNN, on peut voir des agents décrocher les drapeaux accrochés par les partisans du président à l'intérieur et sur les façades du bâtiment. L'opération semble se dérouler dans le calme. Les agents ont pris position au pied des marches menant à l'entrée du Capitole.

  • Twitter va limiter la portée des tweets qui encouragent la violence au Capitole

  • Le chef de la diplomatie de l'UE dénonce un "assaut inédit contre la démocratie américaine"

    Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a dénoncé un "assaut inédit contre la démocratie américaine" après l'irruption de manifestants pro-Trump au Congrès, et appelé au respect du résultat de l'élection présidentielle remportée par Joe Biden.

    "Aux yeux du monde, la démocratie américaine apparaît ce soir en état de siège. C'est un assaut inédit contre la démocratie des Etats-Unis, ses institutions et l'Etat de droit. Ce n'est pas l'Amérique. Les résultats de l'élection du 3 novembre doivent être pleinement respectés", a tweeté l'Espagnol.

  • La France condamne les violences à Washington

    Les violences contre les institutions américaines sont une atteinte grave contre la démocratie, a déploré le ministre français des Affaires étrangères. "Je les condamne. La volonté et le vote du peuple américain doivent être respectés", a-t-il écrit sur Twitter.

  • Des grandes entreprises américaines appellent Trump à "mettre fin au chaos"

    Le lobby Business Roundtable, qui représente les plus grandes entreprises américaines, a appelé Donald Trump à intervenir pour mettre fin aux violences en cours au Capitole, causées par des partisans du président sortant pendant une séance consacrée à la certification des résultats de la présidentielle.

    "Le chaos dans la capitale de la nation est la conséquence d'efforts illégaux pour changer les résultats légitimes d'une élection démocratique. Le pays mérite mieux", a fustigé le groupe. "Business Roundtable appelle le président et les autorités à mettre fin au chaos et à faciliter une transition politique pacifique".

  • Biden dénonce une "insurrection"

    Lors d'une allocution au ton grave, le prochain président démocrate a dénoncé une attaque "sans précédent" contre la démocratie américaine. Il a appelé Donald Trump à s'exprimer "immédiatement" à la télévision pour réclamer "la fin du siège" du Capitole et dénoncer cette "insurrection".

    Dans une série de tweets, Donald Trump a demandé à ses partisans de se tenir à l'écart de la violence, avant de leur demander finalement, dans une courte vidéo, de "rentrer chez eux".

  • Londres dénonce des "scènes honteuses"

    Le Premier ministre britannique Boris Johnson a dénoncé des "scènes honteuses" à Washington après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Congrès américain, l'Irlande condamnant pour sa part une "agression délibérée de la démocratie".

    "Scènes honteuses au Congrès américain. Les États-Unis sont les défenseurs de la démocratie dans le monde entier", a estimé Johnson dans un tweet, "il est désormais vital que le transfert de pouvoir se fasse de manière pacifique et ordonnée" vers le démocrate Joe Biden.

  • Des élus républicains condamnent l'invasion de la colline du Capitole

    "La violence et l'anarchie sont inacceptables. Nous sommes un Etat de droit. Ceci doit cesser immédiatement", a tweeté Tom Cotton, sénateur de l'Arkansas.

    Ron Johnson, un autre sénateur républicain, a appelé les manifestants présents au Capitole à respecter les forces de l'ordre et à se disperser pacifiquement. "Je condamne toute forme de violence et d'intimidation. C'est inacceptable", a indiqué Steve Daines, sénateur du Montana.

    "La violence est toujours inacceptable. Même lorsque les émotions sont fortes. Toute personne impliquée dans des actes de violence, notamment contre la police, doit être poursuivie", a tweeté Ted Cruz, le sénateur du Texas et l'un des principaux soutiens du président Donald Trump. "Ceux qui se livrent à des actes de violence nuisent à la cause qu'ils disent défendre", a ajouté celui qui avait notamment contesté les résultats du scrutin présidentiel dans l'Etat de l'Arizona.

    Bill Hagerty, le sénateur du Tennessee et autre important allié du président sortant a, lui aussi, condamné les actes de violence ayant lieu au Capitole.

  • Le FBI déployé à son tour pour aider la police du Capitole à protéger le bâtiment

  • A Wall Street, le Dow Jones clôture sur un record

    Par ailleurs, le fabricant de voitures électriques Tesla, en pleine ascension à Wall Street depuis début 2020, a dépassé ce mercredi pour la première fois la barre des 700 milliards de dollars de valeur à la clôture de la séance.  Son action a terminé en hausse de 2,8%, le groupe ayant gagné environ 20 milliards de dollars en Bourse en 24 heures, ce qui lui donne une valorisation de 717 milliards de dollars. 

  • "Le président incite au terrorisme intérieur"

    "Le président incite au terrorisme intérieur", a déploré sur Twitter l'élu démocrate du Wisconsin Mark Pocan, évoquant "un triste jour pour l'Amérique".

    De son côté, le sénateur républicain Mitt Romney a clairement indiqué qu'il tenait le président Donald Trump pour responsable du chaos au Capitole. "Voilà ce que le président a provoqué aujourd'hui. Un soulèvement", a déclaré Romney à un journaliste, selon le New York Times.

  • Berlin presse les pro-Trump de "cesser de piétiner la démocratie"

    Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a appelé les partisans de Donald Trump à "cesser de piétiner la démocratie" après l'entrée de manifestants dans le Capitole à Washington.

    "Trump et ses partisans devraient en fin de compte accepter la décision des électeurs américains et cesser de piétiner la démocratie", a twitté M. Maas, ajoutant que "les paroles incendiaires se muent en actions violentes".

  • De nombreux policiers blessés, au moins un hospitalisé

  • Un engin explosif découvert au siège du parti républicain

    Le bâtiment abritant celui du Parti démocrate a été en partie évacué.

  • "Le résultat de l'élection doit être respecté", indique l'Otan

    Le chef de l'Otan Jens Stoltenberg a dénoncé des "scènes choquantes" à Washington après l'irruption de manifestants pro-Trump dans le Congrès américain, et appelé au respect du résultat de la présidentielle remportée par Joe Biden. 

  • Mike Pence appelle à la fin des manifestations et demande à tous ceux qui sont impliqués de se retirer du Capitole

  • La garde nationale déployée au Capitole et auteur de plusieurs bâtiments fédéraux

  • L'Etat de Virginie envoie 200 policiers pour soutenir les forces de l'ordre à Washington

    Le gouverneur de Virginie Ralph Northam a annoncé l'envoi de la Garde nationale au Capitole pour faire face au rassemblement de manifestants pro-Trump. "Nous travaillons en étroite collaboration avec le maire (de Washington DC) Muriel Bowser, (la présidente de la Chambre des représentants) Nancy Pelosi et (le leader démocrate au Sénat) Chuck Schumer pour apporter une réponse à la situation à Washington DC", a tweeté M. Northam.

    "A la demande du maire, j'envoie des membres de la Garde nationale de Virginie et 200 soldats", a-t-il ajouté.

  • Une femme dans un état critique

    Une femme a dû être évacuée dans un état critique après avoir été blessée par balle dans l'enceinte du Capitole. 

  • Des élus dénonçent une tentative de "coup d'Etat" de partisans de Trump

    Plusieurs élus ont dénoncé une tentative de "coup d'Etat" menée par des partisans de Donald Trump, qui sont parvenus à faire irruption dans le Capitole, ces mêmes élus avertissant que cette action était vouée à l'échec. "Nous assistons à une tentative de coup d'Etat encouragée par le criminel de la Maison Blanche. C'est voué à l'échec", a tweeté le représentant démocrate William Pascrell, faisant ainsi référence à Donald Trump.

    "Il ne s'agit pas d'une manifestation. C'est une tentative de coup d'Etat", a de son côté estimé l'élue Diana DeGette, en dénonçant "l'anarchie fomentée par notre propre président".

  • Donald Trump demande "à tout le monde au capitole de rester pacifiques". "Rappelez vous: nous sommes le parti de la loi et de l'ordre." 

  • Des manifestants occupent le fauteuil du président du Sénat

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  • Des policiers dégainent leurs armes dans le Capitole pour protéger les élus

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     "Les gardes de sécurité et les policiers du Capitole ont sorti leurs armes tandis que des partisans de Donald Trump tentaient de forcer le passage", a tweeté l'élu Dan Kildee. "On a reçu pour consigne de nous allonger sur le sol et d'enfiler notre masque à gaz", a-t-il ajouté. 

  • "Nous reprenons la Chambre", "c'est notre parlement", a déclaré à l'AFP un manifestant. "J'irais jusqu'à me sacrifier pour protéger mes droits", martèle Jim Wood, un manifestant de 60 ans venu du New Hampshire.

    La police fait actuellement usage de gaz lacrymogènes pour tenter d'évacuer des partisans de Donald Trump qui ont envahi la scène installée pour la prestation de serment de Joe Biden le 20 janvier.

  • "Restez pacifiques", indique Donald Trump sur Twitter

    "Soutenez la police du Capitole et les forces de l'ordre. Ils sont du côté de notre pays. Restez pacifiques!", a tweeté Trump. 

  • La maire de Washington impose un couvre-feu à partir de 18H

  • Le Sénat suspend la procédure de certification de la victoire de Joe Biden à la présidentielle

  • Des bâtiments du Congrès évacués par la police

     La police du Capitole a ordonné au personnel du Congrès d'évacuer le bâtiment Cannon ainsi que d'autres situés autour du Capitole, peu après la fin d'un discours de Donald Trump.

    "Je viens juste d'évacuer mon bureau à Cannon à cause d'une menace proche. Maintenant, nous voyons des manifestants attaquer la police du Capitole", a tweeté l'élue républicaine à la Chambre des représentants Nancy Mace.

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  • Refuser la victoire de Biden plongerait la démocratie dans une "spirale mortelle"

    Le chef des sénateurs républicains Mitch McConnell avait mis en garde ses confrères contre tout refus de certifier la victoire de Joe Biden à la présidentielle, évoquant un risque "mortel" pour la démocratie. "Si cette élection était invalidée sur la base de simples allégations des perdants, notre démocratie entrerait dans une spirale mortelle", a-t-il lancé lors d'une séance extraordinaire du Congrès qui s'est ouverte par les objections de deux élus républicains aux résultats dans l'Etat d'Arizona et avant que celle-ci ne soit interrompue par l'irruption des manifestants. 

    Les républicains soutiennent "une tentative de coup d'Etat" en contestant la victoire de Biden, avait de son côté clamé le chef des sénateurs démocrates.

  • Des partisans de Trump envahissent le Capitole

    Un groupe de partisans de Donald Trump a pénétré ce mercredi dans la salle des statues du Capitole, le siège du Congrès américain où se déroule la procédure de certification de la victoire de Joe Biden à l'élection présidentielle du 3 novembre.

    Quelques heures plus tôt, le président américain Donald Trump avait affirmé qu'il ne concéderait "jamais" la défaite, à deux semaines de la prise de fonction de Joe Biden. "Nous n'abandonnerons jamais. Nous ne concéderons jamais", a-t-il lancé lors d'un rassemblement devant ses partisans, sous un ciel chargé de lourds nuages, la Maison Blanche en toile de fond. "Nous avons remporté cette élection, et nous l'avons remporté largement", a-t-il martelé, contre toute évidence et en dépit de l'absence de preuves accréditant l'hypothèse de fraudes électorales.

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