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Le passage en force de Donald Trump pour construire son mur

©AFP

Le président Donald Trump va promulguer la loi sur la sécurité aux frontières élaboré par le Congrès. Ses services annoncent que le locataire de la Maison-Blanche décrétera dans le même temps une urgence nationale pour débloquer des financements supplémentaires afin de construire le mur à la frontière mexicaine.

L'entourage de Donald Trump a confirmé que le président américain allait mettre ses menaces à exécution pour boucler le financement du mur qu'il veut ériger à la frontière avec le Mexique.

Urgence nationale? 

Une loi votée en 1976, le "National Emergencies Act", autorise le président des Etats-Unis à invoquer une "urgence" nationale pour activer des pouvoirs extraordinaires, qui permettraient à Donald Trump de contourner le Congrès et de s'appuyer sur l'armée pour construire l'édifice qu'il réclame.

Tous les présidents des Etats-Unis ont fait usage de ces dispositions mais dans des circonstances différentes. George W. Bush avait notamment décrété l'urgence après les attentats du 11 septembre 2001 et Barack Obama en avait fait de même lors de l'épidémie de grippe H1N1. 

 

Selon le chef de la majorité républicaine du Sénat, Mitch McConnell, le président "a indiqué qu'il était prêt à signer" le compromis budgétaire obtenu entre parlementaires démocrates et républicains afin d'éviter un nouveau shutdown, ou paralysie budgétaire. "Il déclarera au même moment une situation d'urgence nationale", a précisé le chef de file des républicains au Sénat, soulignant qu'il soutenait cette procédure rare autorisant le président des Etats-Unis à contourner le Congrès pour mobiliser des fonds.

Peu de temps après cette annonce, le Sénat américain a approuvé à une écrasante majorité le compromis budgétaire négocié pour éviter une nouvelle paralysie budgétaire. Le budget a été approuvé par 83 voix pour et 16 contre au Sénat, contrôlé par les républicains (53 sièges sur 100). La Chambre des représentants, à majorité démocrate, doit à son tour voter à partir de 00h30 en Belgique, puis Donald Trump devra promulguer la loi. 

Un mauvais signal 

©EPA

La Maison-Blanche a confirmé l'intention de Donald Trump de déclarer l'"urgence nationale" pour financer l'infrastructure promise pendant sa campagne. "Ce serait très mauvais", a réagi dans l'hémicycle le chef de la minorité démocrate au Sénat Chuck Schumer. En conférence de presse, la présidente démocrate de la Chambre des représentants Nancy Pelosi n'a pas réagi dans l'immédiat à l'annonce de la déclaration imminente d'une "urgence nationale".

L'accord budgétaire ne comprend qu'un quart des moyens réclamés par Donald Trump pour construire son mur -1,4 milliard de dollars- et ne mentionne pas le mot "mur", préférant "barrière" ou "clôture". En décembre-janvier, l’opposition entre Trump, qui réclamait 5,7 milliards de dollars pour son projet du mur avec le Mexique, et les démocrates, désormais majoritaires à la Chambre des représentants, qui les lui refusaient, a provoqué la fermeture partielle des administrations fédérales pendant 35 jours, un record dans l’histoire du pays. 

Washington a jusqu'à vendredi minuit pour éviter une nouvelle impasse qui conduirait à l'assèchement soudain des budgets, ou shutdown, de 25% des administrations fédérales. 

Plombé par le climat politique, le groupe Trump renonce à deux hôtels

La société qui chapeaute les affaires du président américain Donald Trump, invoquant un climat politique défavorable, a renoncé à développer deux nouvelles chaînes d'hôtel, rapporte le "New York Times".

La Trump Organization avait lancé en 2016 et 2017 l'idée des marques Scion et American Idea, des établissements visant une clientèle moins fortunée que les luxueux Trump Hotels. Mais elles n'ont jamais vraiment décollé, un seul partenaire, dans le Mississippi, ayant conclu un accord avec le groupe.

La société du magnat de l'immobilier ne cherche plus désormais à étendre ces chaînes, affirme le quotidien américain en citant des responsables de la société. Les projets liés à ces hôtels sont mis de côté "indéfiniment, probablement pour le reste du mandat présidentiel", précise le New York Times sur son site internet.

Pour Eric Trump, le fils du président américain, cette décision est liée aux tensions politiques actuelles. "Nous vivons dans un climat où tout sera utilisé contre nous, qu'il s'agisse des 'fake news' ou des Démocrates qui ne cherchent qu'à harceler le président et à faire perdre du temps à tout le monde, en nous inondant de lettres insensées", écrit-il dans un message retranscrit dans le New York Times.

"Nous avons déjà les plus grandes propriétés au monde et si nous devons ralentir un temps notre croissance, nous le ferons volontiers", y ajoute-t-il.

La Trump Organization, société familiale non cotée et donc non tenue de dévoiler ses comptes publiquement, est dans le collimateur de la justice.

Le New York Times indique aussi que les affaires du groupe peinent aux Etats-Unis, les projets de la Trump Organization se retrouvent souvent ciblés par des opposants au locataire de la Maison-Blanche.

 

 

 

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