Le Pentagone dévoile son futur bombardier stratégique

©REUTERS

Construit par Northrop Grumman, le "Long Range Strike Bomber" (LRSB) est une aile volante qui remplacera les vénérables B-52 et B-1B.

 Le Pentagone a diffusé vendredi une première image officielle de son bombardier du futur, lançant également un concours interne à l'US Air Force pour trouver le nom de l'aile volante.

Le bombardier sera le successeur notamment du célébrissime et éprouvé B-52 "Stratofortress" et aussi du B-1 "Lancer". Furtif, le "Long Range Strike Bomber" (LRSB) devra être capable d'emporter l'arme nucléaire, d'échapper aux défenses anti-aériennes les plus sophistiquées et d'emporter une grande quantité de bombes et de missiles sur de très longues distances. Le programme est hautement classifié et aucune spécification du cahier de charges n'a filtré.

Le contrat pour le construire, qui pourrait atteindre les 80 milliards de dollars, a été accordé en octobre à Northrop Grumman, qui était en compétition avec une association de Boeing et Lockheed Martin. Ces derniers ont tenté un recours, mais ont été éconduits définitivement à la mi-février.

Sur le dessin d'artiste diffusé sur Twitter par l'US Air Force, le futur bombardier présente une forme d'aile volante, dépourvu de dérive à l'arrière.

Sa silhouette en V ressemble à celle du bombardier furtif B-2 déjà construit par Northrop et qui est entré en service dans les années 1990 dans l'armée de l'air américaine. Il a été construit seulement à une vingtaine d'exemplaires. Le B-2 restera encore en service plusieurs décennies aux côtés du nouvel appareil.


Un nom provisoire

Le futur bombardier est provisoirement appelé "B-21", mais les membres de l'US Air Force sont invités à proposer des idées pour lui trouver une désignation plus évocatrice.

Le militaire qui trouvera le bon nom "l'annoncera avec moi cet automne" lors d'une convention de l'aviation militaire américaine, a annoncé la secrétaire à l'Air Force, Deborah Lee James, citée par le communiqué.  Le contrat accordé à Northrop prévoit de construire une centaine d'appareils, pour un prix unitaire estimé actuellement à 564 millions de dollars. L'appareil doit entrer en service à partir du milieu de la décennie 2020/2030.

Pour le Pentagone et Northrop, il s'agira d'éviter une répétition des mésaventures du B-2, qui ont débouché sur un appareil hors de prix (le chiffre de 2,2 milliards pièces est souvent avancé) et donc sur une série limitée.

Le bombardier stratégique est le symbole par excellence du statut de superpuissance. Hormis les USA, seule la Russie en possède également quelques exemplaires (une dizaine de TU-160 hérités de l'URSS), qui sont notamment intervenus en Syrie. La Chine a quant à elle fait part de son intention de se lancer dans le développement d'un tel programme, mais ne semble pas encore avoir les capacités technologiques pour produire l'équivalent d'un B-2 et encore moins du futur B-21.

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