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Le procès du cerveau présumé des attentats du 11 septembre reprend

Khalid Sheikh Mohammed a été capturé en 2003. Il est enfermé, tout comme ses quatre complices, à la prison de la base navale de Guantanamo, à Cuba. ©EPA

Le procès de Khalid Sheikh Mohammed, accusé d'avoir planifié les attentats du 11 septembre, reprend mardi. Il encourt, avec ses quatre complices, la peine de mort.

Le procès de Khalid Sheikh Mohammed, autrefois membre du mouvement islamiste al-Qaïda, et de ses quatre complices - Ramzi Ben Al-Chaïba, Ali Abd Al-Aziz Ali, Wallid Ben Attach et Moustapha -, se rouvre ce mardi, après plus d’un an d’interruption en raison de la pandémie. Ils sont tous les cinq suspectés d’avoir commandité les attentats du 11 septembre.

Les présumés coupables ont été inculpés il y a dix ans, mais l'affaire s'éternise en raison de l'extrême complexité du dossier.

La procédure reprend dans une atmosphère particulière, alors que les États-Unis s'apprêtent à commémorer un bien triste anniversaire, celui les 20 ans des attaques terroristes du 11 septembre 2001.

Les présumés coupables, emprisonnés depuis 15 ans dans la prison de la base navale américaine de Guantanamo, au sud-est de Cuba, risquent la peine de mort. Ces derniers ont été inculpés il y a dix ans, mais l'affaire s'éternise en raison de l'extrême complexité du dossier.

Des vices de procédure?

L'audience devrait reprendre de la même façon qu'elle s'était arrêtée en 2019, c'est-à-dire avec une défense qui dénonce des actes de tortures pour tenter de démontrer qu'il y a eu vice de procédure.

Selon les avocats de la défense, les agents de la CIA auraient forcés les accusés à formuler des aveux.

Les avocats des suspects font valoir, depuis plusieurs années, que Khalid Sheikh Mohammed, Ramzi Ben Al-Chaïba, Ali Abd Al-Aziz Ali, Wallid Ben Attach et Moustapha ont été torturés lorsqu'ils étaient détenus, entre 2002 et 2006, dans une prison secrète de l'agence américaine des services des renseignements.

Les agents de la CIA les auraient forcés à formuler des aveux pour renforcer leur dossier d'accusation. Selon les avocats de la défense, les accusés portent encore les séquelles de ces mauvais traitements.

Un procès interminable

Cette fois, la procédure sera orchestrée par un nouveau magistrat militaire, le colonel Matthew McCall. Il est la huitième personne à s'emparer du dossier. Il a fait comprendre qu'il ne se précipiterait pas: il entend passer le reste de la semaine essentiellement en réunions avec l'accusation et la défense.

Et le dossier n'est pas près d'être clos. Il pourrait s'écouler encore des mois, voire plus d'une année, avant que le procès n'entre dans sa phase décisive, au vu des très nombreux recours déposés par les avocats de la défense. L'un d’eux, James Connell, a même déclaré, avec ironie, qu'il "ignorait" si le procès  s’achèverait un jour.  

Les procureurs assurent néanmoins disposer de preuves en béton. Ces dernières auraient été obtenues lors d’interrogatoires menés par le FBI, en 2007 après l'arrivée des accusés à Guantanamo. La défense avance que le FBI a participé aux actes de torture de la CIA, et que les preuves ne sont pas solides.

Le récit croisé de deux survivants des attentats du 11 septembre.

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