Les grandes banques US misent sur une hausse des taux en septembre

©REUTERS

La plupart des économistes des grandes banques américaines estiment que la Réserve fédérale (Fed) relèvera ses taux d'intérêt en septembre, selon le Comité d'économistes de l'American Bankers Association (ABA) mardi.

Le Comité consultatif économique de l'American Bankers Association (ABA) est constitué d'une quinzaine d'économistes des plus grandes banques américaines. Selon eux, la Fed maintiendra ses taux d'intérêt proches de zéro jusqu'en septembre.

"La Fed s'apprête à agir dès que les données montreront clairement que le premier trimestre était une aberration" a soutenu Ethan Harris, président de ce Comité et co-directeur de la recherche économique de Bank of America Merrill Lynch.

La croissance américaine a accusé un repli décevant de 0,7% au 1er trimestre attribuable a priori à des facteurs temporaires comme la rigueur de l'hiver et l'impact d'un dollar plus fort.

Ethan Harris a précisé que la réunion du Comité monétaire de la Fed de décembre était "la seconde option la plus probable" pour un relèvement des taux, aux yeux de ces économistes. "Quoi qu'il en soit, nous nous attendons à une processus de normalisation en douceur de la politique monétaire", a-t-il souligné ajoutant que "cette sortie de la Fed ne devrait pas créer de pagaille".

Le consommateur a un comportement non-américain

Ce groupe de conseillers économiques de l'association des banquiers américains mise sur une croissance de 1,8% cette année, puis 2,6% en 2016. C'est bien inférieur à la prévision de la Fed en mars qui misait sur une croissance entre 2,3% et 2,7% en 2015.

L'ABA a reconnu que jusqu'ici les consommateurs avaient peu réagi à la baisse des prix de l'essence qui a libéré du pouvoir d'achat. "Toutefois au fur et à mesure que l'année avance, nous nous attendons (...) à ce que les consommateurs dépensent davantage ce qu'ils ont économisé", a-t-il affirmé. "Beaucoup de ménages ont préféré rembourser leurs dettes et augmenter leur épargne ce qui est presque non-américain", a ironisé ce responsable.

Au rang des risques économiques extérieurs, "la crise en Grèce va probablement empirer avant de s'améliorer", a déclaré Ethan Harris, écartant toutefois le risque d'une "une contagion globale".

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