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Les locataires américains protégés d'une expulsion jusqu'en octobre

L'élue démocrate Cori Bush, qui a elle-même été une sans-abri, campait devant le Capitole depuis vendredi pour faire pression contre le Congrès et la Maison Blanche. ©REUTERS

Sous la pression de l'aile gauche du parti des démocrates, les autorités sanitaires américaines ont fixé un moratoire empêchant les expulsions de locataires n'ayant pas payé leur loyer.

Une solution a été trouvée pour les locataires américains en défaut de payement. Les autorités sanitaires américaines ont promulgué un nouveau moratoire sur les expulsions jusqu'en octobre.

C'était normalement au Congrès de statuer sur une telle mesure, suite à une décision de la Cour suprême. Ce moratoire risque donc d'être contesté en justice. Néanmoins, il "laissera probablement du temps supplémentaire au Congrès pour verser aux locataires des fonds alloués, dès février, en vue de les aider à payer leurs loyers", a espéré le président Joe Biden depuis la Maison Blanche.

Protection contre le Covid

Outre le drame social qu'aurait engendré l'expulsion de millions de locataires n'ayant pas honoré leurs loyers, la vitesse à laquelle se répand le variant Delta forçait les autorités à prendre une décision pour protéger ces personnes.

"Ce moratoire est la bonne chose à faire pour que les gens restent chez eux et pas dans des lieux de rassemblement où le Covid-19 se propage."
Rochelle Walensky
Directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies

"L'émergence du variant Delta a mené à l'accélération rapide des contaminations aux États-Unis, plaçant plus d'Américains en plus grand danger, surtout s'ils ne sont pas vaccinés", a écrit la directrice des Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC), principale agence fédérale de santé publique des États-Unis, Rochelle Walensky. "Ce moratoire est la bonne chose à faire pour que les gens restent chez eux et pas dans des lieux de rassemblement où le Covid-19 se propage", a-t-elle expliqué.

La colère grondait depuis des jours dans l'aile gauche du parti démocrate. Le président était accusé de ne pas avoir trouvé de solution dans les temps, contre la Maison Blanche qui n'avait pas appelé à temps le Congrès à prendre le dossier en main, alors que les vacances s'annonçaient.

Une élue de la Chambre, Cori Bush, une ex-SDF, campait d'ailleurs devant le Capitole, siège du Congrès à Washington, depuis vendredi. Elle appelait le Congrès et la Maison Blanche à agir sans plus attendre, tandis que 11 millions de personnes étaient menacées d'expulsions. "Aujourd'hui, notre mouvement a fait bouger des montagnes", a-t-elle tweeté.

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