Les membres de l'administration Trump bannis des restaurants

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Dernier ministre de Donald Trump à se faire alpaguer dans un restaurant pour sa politique: Scott Pruitt. Fervent défenseur des industries fossiles, le ministre de l'Environnement croit qu'il n'y a aucun dérèglement climatique. Il est aussi accusé de dépenses excessives.

La restauration et les membres de l'administration de Trump ne semblent pas faire bon ménage.

Un restaurant en Virginie a récemment demandé à la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, de partir. Un conseiller de Donald Trump, Stephen Miller, a, lui, été qualifié de "fasciste" dans un autre établissement. La ministre américaine de la Sécurité intérieure, Kirstjen Nielsen, a elle été prise à partie par un groupe d'activistes dans un restaurant mexicain de Washington.

Qui est Scott Pruitt? Lire ici notre portrait

Aujourd'hui, c'est au tour du ministre américain chargé de l'Environnement, Scott Pruitt, d'être pris à parti dans un restaurant de Washington. Une femme lui a purement et simplement demandé de démissionner.

Cette Américaine se présentant sur sa page Facebook comme une enseignante a publié lundi une vidéo de son interaction avec le patron de l'Agence américaine de protection de l'environnement (EPA), précisant qu'il se trouvait "trois tables plus loin alors que je déjeunais avec mon enfant. Je devais dire quelque chose".

Une femme appelle le ministre de l'Environnement à la démission

Pruitt, fervent défenseur des industries fossiles, est chargé d'une des missions prioritaires de la présidence Trump: démanteler le bilan environnemental de Barack Obama. Il a aussi été plusieurs fois critiqué pour des dépenses jugées excessives.

©EPA

"Cet homme est en train de nuire, de manière directe et significative, à la santé et à l'avenir de mon enfant -et de tout enfant- avec ses décisions de revenir en arrière sur les réglementations environnementales au profit des grandes corporations, tout en utilisant l'argent du contribuable pour financer un train de vie de luxe", a écrit Kristin Mink sur Facebook.

Dans la vidéo -déjà consultée plus de 200.000 fois-, elle va voir Scott Pruitt, son enfant au bras, et lui dit: "Je voulais juste vous exhorter à démissionner à cause de ce que vous êtes en train de faire à l'environnement et à notre pays. Nous méritons d'avoir quelqu'un à l'EPA qui protège vraiment notre environnement, quelqu'un qui croie au dérèglement climatique et le prenne au sérieux."

Scott Pruitt n'a pas répondu à Kristin Mink sur la vidéo. Le texte accompagnant les images affirme qu'il "a fui le restaurant" avant que Kristin Mink ne regagne son siège.

La tourmente qui trouble la Maison-Blanche

Néanmoins, cette altercation trouble davantage la Maison-Blanche. Les accusations à l'égard de Scott Pruitt ne font que croître. Il serait ainsi visé par une dizaine d'enquêtes fédérales distinctes.

En avril déjà, il avait été rappelé à l'ordre par des parlementaires inquiets de ces scandales. Une lettre signée par 170 parlementaires réclamait sa démission. Au coeur des critiques: ses dépenses excessives aux frais du contribuable:

  • voyages en première classe
  • construction d'une cabine insonorisée dans son bureau
  • conditions de location généreuses d'un logement près du Congrès et lié à un lobbyiste opérant auprès de ses services

Le "Washington Post" avance aussi qu'il aurait manoeuvré pour permettre à sa femme de devenir une franchisée d'une enseigne de restauration rapide.

C'est également lui, qui depuis son arrivée à la tête de l'EPA, a économisé quelque 1 milliard de dollars en coûts de réglementation.

Le nom du patron de l'EPA s'ajoute donc aux noms sur la liste des responsables de l'administration Trump à attirer les foudres de la population; et ce dans un contexte particulièrement polarisé par la politique migratoire de "tolérance zéro" de Donald Trump.

©EPA

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