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Les quatre sujets phares des "midterms"

©AFP

Le 6 novembre auront lieu les élections de mi-mandat, cruciales pour le contrôle du Congrès américain.

Rarement des élections de mi-mandat auront autant tourné autour de la personnalité du Président des Etats-Unis. Ici aussi, Donald Trump aura donc bousculé les habitudes. Ce qui ne veut pas dire qu’on n’a parlé que de ses tweets ou des polémiques émanant quasi quotidiennement de la Maison-Blanche pendant cette campagne. D’autres sujets sont en effet parvenus à s’imposer. Quatre d’entre eux ont particulièrement retenu l’attention des médias et des commentateurs politiques américains ces dernières semaines: les soins de santé, l’immigration, le droit de vote et la mobilisation des femmes.

Les soins de santé

Les efforts déployés par Trump et les républicains du Congrès pour abroger la réforme des soins de santé du président Obama – l’Obamacare – auront été le principal cheval de bataille des démocrates, leur argument choc pour conscientiser leur électorat à la nécessité d’aller voter le 6 novembre.

L’élément le plus marquant de cette campagne sera sans doute la mobilisation historique des femmes.

Même si les républicains ne sont pas parvenus à leurs fins, ils ont apporté quelques coups de canif à l’Obamacare, comme la suppression des pénalités prévues pour ceux qui n’ont pas souscrit à une assurance-maladie. Et parmi les autres modifications qu’ils veulent y apporter, certaines pourraient toucher de plein fouet les personnes ayant des antécédents médicaux ou souffrant de maladies chroniques en faisant grimper leurs primes d’assurance.

Cette menace a été utilisée et réutilisée par les candidats démocrates tandis que tous les sondages pointent les soins de santé en tête de liste des préoccupations des électeurs. Acculés, leurs adversaires républicains ont tenté tant bien que mal de convaincre les électeurs qu’ils étaient opposés à toute mesure qui gonflerait le prix des assurances, sans parvenir à convaincre grand monde.

L’immigration

©EPA

Conscient que les républicains partent avec un net handicap sur le dossier des soins de santé, le président Trump s’est démené pour détourner l’attention des électeurs vers d’autres problématiques et raviver l’enthousiasme de sa base. Et le sujet qui a eu la cote ces derniers jours, c’est la fameuse caravane de migrants partis le 13 octobre du Honduras pour venir tenter sa chance aux Etats-Unis. Des migrants parmi lesquels se trouveraient des membres de gangs ou des terroristes musulmans, selon Trump. La caravane a beau avoir perdu une grande partie de ses "voyageurs" (de 7.000 au départ, ils ne seraient plus que 4.000 tout au plus) et se trouver à plusieurs semaines de marche des Etats-Unis, il a même décidé d’envoyer 5.000 soldats à la frontière mexicaine.

Cette surenchère irrite jusque dans les rangs républicains où l’on s’indigne de voir des soldats utilisés à des fins politiques. Pas de quoi émouvoir Trump qui planche sur un autre dossier polémique: l’octroi automatique de la nationalité américaine à tout enfant né aux Etats-Unis. Il veut tout simplement retirer ce droit inscrit dans la Constitution américaine à tout enfant né de parents immigrés clandestins.

Le droit de vote

Les sondages ont beau suggérer que les démocrates ont de grandes chances de reprendre la Chambre des représentants (le Sénat devrait rester républicain), pour qu’un tel scénario se concrétise, il faudra que leur électorat se mobilise en masse. Or, les démocrates accusent les législateurs républicains d’avoir modifié les lois électorales dans certains États où ils sont majoritaires pour décourager les électeurs afro-américains ou issus d’autres minorités – un électorat qui vote généralement démocrate – d’aller voter.

Et de fait, une vingtaine d’États ont ainsi fixé ces dernières années des règles plus strictes en matière d’identification des électeurs. Un exemple parmi d’autres: en Géorgie, où la démocrate Stacey Abrams pourrait devenir la première femme noire gouverneur de l’État, pas moins de 53.000 dossiers d’inscription d’électeurs ont été suspendus. La plupart concernent des électeurs noirs.

Les femmes

Au final, l’élément le plus marquant de cette campagne, ce sera sans doute la mobilisation historique des femmes. Elles sont 257 à briguer un siège au Congrès (235 à la Chambre et 22 au sénat), un record. Et ces femmes sont majoritairement démocrates. Mais ce qui inquiète le plus les républicains, c’est la mobilisation des électrices. Les femmes votent en effet plus facilement pour des démocrates et le moins que l’on puisse dire, c’est que le président Trump n’est pas très populaire auprès de cet électorat.

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