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Les républicains ne laisseront pas condamner Trump si facilement

De nombreux sénateurs républicains ont soutenu la tentative de blocage du second procès en destitution de l'ex-président des États-Unis. ©Photo News

Aux États-Unis, le recours déposé par un élu républicain pour empêcher la tenue du procès en destitution de Donald Trump a été rejeté par 55 voix contre 45 au Sénat.

C'est un signal clair: les républicains ne laisseront pas condamner Donald Trump facilement. Mardi, presque tous les sénateurs républicains ont soutenu une tentative de bloquer le procès en destitution de l'ex-président.

Rappelons que cette procédure est doublement historique: Donald Trump est le premier président des États-Unis à tomber deux fois sous le coup d'un "impeachment". Et il sera le premier à être jugé après avoir quitté la Maison-Blanche.

Rapport de force

C'est cela que le républicain libertarien Rand Paul contestait: il argue que ce procès est anticonstitutionnel puisque le milliardaire républicain n'est plus en fonction.
Obligeant les sénateurs à se prononcer ouvertement sur la question, il a soulevé ce point en séance, ce qui a forcé un vote. Celui-ci a permis de montrer le rapport de force.

La majorité des deux tiers est nécessaire pour qu'une condamnation soit prononcée au Sénat. Donc, il faudrait que 17 sénateurs républicains se joignent aux 50 démocrates afin que Trump soit condamné pour avoir incité ses partisans à "l'insurrection", le 6 janvier, avant leur irruption de ses partisans au Capitole. Or, cette fois, 45 des 50 sénateurs républicains ont fait front.

Mitt Romney défend la tenue du procès

Qui sont ces républicains qui ont suivi les démocrates ? Mitt Romney, le candidat malheureux de l’élection présidentielle de 2012 qui se montre traditionnellement modéré, défend, on le sait, la tenue du procès. Mais aussi Susan Collins, Lisa Murkowski, Ben Sasse et Pat Toomey. Mais le chef de groupe, Mitch McConnell, qui n'avait pourtant pas exclu de condamner l'ex-président, a suivi Rand Paul.

Que faut-il voir derrière ce vote? Rand Paul, sénateur du Kentucky, avait prédit que sa motion démontrerait que les 67 voix nécessaires à une condamnation ne pourraient être réunies. Néanmoins, certains républicains ont déjà signalé que pour eux, la question de la constitutionnalité était sans rapport avec celle de la culpabilité de Donald Trump. Mais il semble évident que les 67 voix ne seront pas acquises facilement...

Un premier camouflet pour Biden

Un tribunal fédéral a bloqué la décision de l'administration de Joe Biden de geler pendant cent jours les expulsions d'immigrés en situation irrégulière.

Le ministre de la Justice du Texas Ken Paxton avait saisi la justice dès que Joe Biden avait signé un moratoire sur l'expulsion des sans-papiers arrivés aux Etats-Unis avant le 1ᵉʳ novembre 2020. Il se réjouit maintenant d'une décision "qui place en priorité le respect de la loi et de la sécurité des citoyens". Mais la puissante organisation de défense des droits civiques ACLU l'a accusé de "vouloir empêcher l'administration Biden de tourner la page" des "politiques migratoires désastreuses" menées, selon elle, par son prédécesseur Donald Trump.

Cette bataille judiciaire, qui ne fait que commencer, préfigure probablement les âpres combats à venir autour des questions migratoires.

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