Manafort a plaidé coupable et va coopérer dans "l'enquête russe"

L'ex-conseiller de campagne de Donald Trump, face au juge fédéral Thomas Selby Ellis, lors de son procès où il a été condamné pour fraudes fiscale et bancaire en août dernier. ©REUTERS

L'ancien conseiller de Donald Trump, jugé coupable en août dernier de fraudes fiscale et bancaire, a accepté de coopérer avec Robert Mueller, le procureur spécial Robert Mueller qui enquête depuis mai 2017 sur une éventuelle ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016 et une possible collusion entre l'équipe Trump et Moscou.

L’ancien chef de campagne de Donald Trump, Paul Manafort, a plaidé coupable ce vendredi devant un juge d’association de malfaiteurs contre les Etats-Unis et d’entrave à la justice, et a accepté de coopérer avec le procureur spécial Robert Mueller dans l’enquête russe.

Son admission de culpabilité lui permet d’éviter un nouveau procès long et coûteux, également gênant pour le président Trump à quelques semaines des élections parlementaires de mi-mandat.

La Maison-Blanche s’est empressée d’assurer que la décision de Paul Manafort concernait des faits n’ayant "absolument rien à voir avec le Président ou sa campagne présidentielle victorieuse de 2016".

Accélération de l'enquête

  • Paul Manafort, 68 ans, a dirigé la campagne de Donald Trump jusqu'en août 2016 avant d'être contraint de démissionner suite aux commissions occultes qu'il a reçues d'Ukraine. 
  • Son acte d'inculpation de 31 pages ne fait aucune référence à la campagne de Donald Trump. Il ne suggère pas non plus une quelconque collusion entre l'équipe du candidat républicain et les autorités russes visant à fausser le résultat du scrutin.
  • Paul Manafort est condamné coupable pour fraude fiscale et bancaire en août dernier. Le jury ne s'est toutefois accordé que sur 8 des 18 chefs d'inculpation.
  • Les regards pointent maintenant sur l'accord qu'a conclu Paul Manafort avec le procureur Mueller. L'ex-conseiller de Trump devrait révéler de nouveaux éléments dans "l'enquête russe" contre un aménagement de peine, mais, rien n'est encore sûr. 

 

 

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Contenu sponsorisé

Partner content