Perry s'en va, Romney vacille

Rick Perry, le gouverneur du Texas, s'est retiré jeudi de la course à l'investiture du parti républicain pour la présidentielle de novembre. Il soutient désormais le seul candidat conservateur encore en lice, Newt Gingrich, une mauvaise nouvelle pour le modéré Mitt Romney.

On le voyait déjà remporter dans un fauteuil la primaire républicaine qui se tiendra samedi en Caroline du Sud et prendre une sérieuse option sur l'investiture du parti républicain. Mais les mauvaises nouvelles se sont abattues sur Mitt Romney jeudi, chamboulant en quelques heures une campagne qui semblait quasi bouclée.

Rick Perry, le gouverneur du Texas, s'est en effet retiré de la course et a décidé d'apporter son soutien à Newt Gingrich, le plus sérieux rival de Romney en Caroline du sud. Ensuite, selon les instances du parti républicain, ce ne serait pas l'ex-gouverneur du Massachusetts qui aurait remporté le caucus dans l'Iowa, le 3 janvier, mais Rick Santorum, ex-député ultra-conservateur de Pennsylvanie.

Bonne nouvelle pour Gingrich

Rick Perry, un temps en tête des sondages avant de multiplier les mauvaises performances lors des débats télévisés, avait fini cinquième dans l'Iowa et sixième au New Hampshire. Son départ est une excellente nouvelle pour Newt Gingrich. Alors que ce dernier était déjà parvenu à réduire à dix points son retard sur Mitt Romney dans les sondages de Caroline du sud, il peut désormais compter sur les voix des électeurs qui auraient voté Perry samedi.

Ce dernier a en effet appelé les conservateurs à se rassembler autour de l'ancien chef de file des républicains à la Chambre des représentants sous la présidence de Bill Clinton. "Newt est un conservateur visionnaire qui pourrait transformer notre pays", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à Charleston.
Une vraie alternative

"LA" tuile

Grâce à ce soutien, Gingrich fait plus que jamais figure d'alternative conservatrice à la candidature de Mitt Romney, jugé trop modéré par la base de l'électorat républicain. Reste à voir si les propos tenus hier par son ex-épouse lui porteront préjudice.

Dans une interview à ABC News, Marianne Gingrich explique en effet comment son ex-mari lui aurait proposé un mariage à trois après avoir reconnu qu'il avait une liaison avec une de ses assistantes, Callista, devenue sa troisième épouse. C'était à l'époque où il menait la fronde anti-Clinton dans l'affaire du Monicagate.

Cette révélation scabreuse pourrait déplaire à de nombreux électeurs. Et faire l'affaire de Rick Santorum, l'autre ultra-conservateur à rester en lice. L'ex-député de Pennsylvanie vient d'être déclaré vainqueur dans l'Iowa avec 32 voix d'avance sur Romney. Il ne dispose pas de sa machine de guerre et les observateurs le jugent incapable de financer une campagne à l'échelon national.

Mais qu'il s'agisse de Gingrich ou de Santorum, Romney risque d'avoir à compter sur un trouble-fête samedi en Caroline du Sud. Ron Paul, le représentant du Texas, arrivé troisième dans l'Iowa et deuxième dans le New Hampshire, figure quant à lui à la traîne dans les sondages en Caroline du sud.

Derniers sondages

Selon une moyenne de plusieurs sondages réalisée par RealClearPolitics avant le débat qui était organisé jeudi soir en Caroline du sud , M. Romney obtenait 33,6% des intentions de vote en Caroline du Sud contre 26% pour M. Gingrich.

Après sa victoire la semaine dernière dans le New Hampshire (nord-est), M. Romney serait quasiment assuré de décrocher l'investiture de son parti s'il l'emportait en Caroline du Sud, un Etat qui depuis 1980 a toujours voté majoritairement lors des primaires républicaines pour le candidat finalement investi par le parti. Le processus des primaires doit se poursuivre Etat par Etat jusqu'à l'été

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