Shinzo Abe se recueille à Pearl Harbor

Le premier ministre japonais Shinzo Abe s'est recueilli au mémorial national à Honolulu (Hawaii) ©AFP

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe s'est rendu à Pearl Harbor, 75 ans après l'attaque qui a traumatisé l'Amérique, pour démontrer "la force immense de la réconciliation".

Shinzo Abe, le Premier ministre japonais, s'est recueilli sur plusieurs mémoriaux de l'archipel d'Hawaï. C'est la première fois qu'un Premier ministre japonais rend hommage aux 1.177 victimes de Pearl Harbor.

En se retrouvant à Pearl Harbor, au milieu du Pacifique, sept mois après Hiroshima - deux événements qui marquèrent le début et la fin de l'affrontement entre les Etats-Unis et le Japon impérial -, Shinzo Abe et Barack Obama veulent afficher leur unité de vue.

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Préparée pendant des mois dans le plus grand secret, l'attaque éclair de Pearl Harbor - elle dura à peine deux heures - fit plus de 2.400 morts en 1941 et précipita l'entrée des Etats-Unis dans la Seconde guerre mondiale. "Souvenez-vous de Pearl Harbor" était un cri de ralliement et de mobilisation aux Etats-Unis après l'attaque. Trois quarts de siècle plus tard, Shinzo Abe espère que cette phrase, "qui fut utilisé pour nourrir l'animosité envers le Japon", puisse devenir, grâce à l'image de cette visite, le symbole du "pouvoir de la réconciliation".

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Pas d'excuses

Comme lors de Barack Obama à Hiroshima, la ville japonaise martyre où des dizaines de milliers périrent sous le feu nucléaire, Shinzo Abe n'arrive pas avec l'intention de présenter des excuses mais entend se tourner vers l'avenir. "Nous avons la responsabilité de regarder l'histoire dans les yeux", avait lancé Barack Obama au Japon, appelant, en gardant à l'esprit "la douleur de la guerre", à construire "un monde sans armes nucléaires".

Les deux dirigeants veulent mettre en relief la singularité de l'alliance Washington-Tokyo avant l'arrivée de Donald Trump au pouvoir. Ce dernier a créé la stupeur en affirmant, à rebours de décennies de négociations visant à réduire l'arsenal nucléaire, qu'il n'excluait pas relancer "une course aux armements".

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