Tous les Américains seront éligibles au vaccin le 19 avril

Ce nouvel objectif ne signifie pas pour autant que tous les adultes américains seront vaccinés d'ici-là, la distribution des doses restant en cours. ©Photo News

Joe Biden a déclaré ce mardi que tous les Américains de plus de 18 ans seraient éligibles au vaccin à compter du 19 avril, soit environ dix jours plus tôt qu'escompté.

Il y a 4 semaines, Joe Biden avait promis que tous les adultes américains (de plus de 18 ans) seraient éligibles au vaccin d'ici le 1ermai. Mardi, en conférence de presse, le Président a déclaré vouloir avancer cette échéance à la date du 19 avril. "Ce que nous faisons maintenant va déterminer combien de personnes nous allons sauver ou perdre en avril, en mai, en juin, d'ici au 4 juillet", a-t-il déclaré, laissant entrevoir l'espoir d'une fête nationale entre proches.

Ce nouvel objectif ne signifie toutefois pas que tous les adultes pourront être vaccinés d'ici-là, la distribution des doses restant en cours.

L'annonce de Joe Biden s’inscrit dans la continuité des autres défis qu'il vient de relever. Alors que le démocrate ambitionnait de vacciner 100 millions d’Américains sous les 100 premiers jours de sa présidence, il a annoncé, le 25 mars dernier, être en mesure de doubler son objectif et de vacciner 200 millions d’Américains sous les 100 premiers jours de son mandat.

Une longueur d'avance

Le rythme de vaccination contre le nouveau coronavirus a connu une accélération spectaculaire au cours des dernières semaines aux États-Unis. Il est actuellement de 3 millions de doses par jour en moyenne, contre un peu moins d’un million lorsque le démocrate est arrivé au pouvoir le 20 janvier. À ce jour, pas moins de 169 millions de doses ont été administrées et près de 26% des Américains sont vaccinés, comme l’indique l’outil de vaccination en temps réel de Bloomberg.

3
MIllions de doses
Sont administrées chaque jour en moyenne aux États-Unis

Trois vaccins sont actuellement autorisés aux États-Unis: Pfizer/ BioNTech, Moderna et le produit unidose de Johnson & Johnson, approuvé le 28 février dernier par l’Agence américaine des médicaments (FDA). La FDA s'est engagée à acheminer 100 millions de doses du vaccin Johnson & Johnson aux États-Unis avant la fin du mois de juin. Les 600 millions de doses commandées à Pfizer et Moderna viendront compléter ce lot. À ce rythme, les États-Unis devraient avoir assez de doses que pour vacciner leurs 300 millions d’habitants dans les temps.

Les États-Unis ont donc une longueur d’avance sur l’Europe où la campagne de vaccination peine à monter en puissance. Le 1ᵉʳ avril, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a d'ailleurs dénoncé la lenteur de la vaccination en Europe, jugeant la situation épidémique particulièrement "inquiétante".

Le passeport sanitaire écarté

"Il n'y aura pas de base de données fédérale sur les vaccinations, ni d'obligation fédérale exigeant à tous d'obtenir un certificat de vaccination."
Jen Psaki
Porte-parole de la Maison-Blanche

Mardi, la Maison-Blanche affirmait également qu'elle n'imposerait pas de passeport sanitaire aux Américains, précisant que le secteur privé était libre d'avancer vers cette idée. "Le gouvernement ne soutient pas, et ne soutiendra pas, un système qui demanderait aux Américains d'avoir un certificat", a déclaré sa porte-parole, Jen Psaki.

"Il n'y aura pas de base de données fédérale sur les vaccinations, ni d'obligation fédérale exigeant à tous d'obtenir un certificat de vaccination", a-t-elle ajouté lors de sa conférence de presse quotidienne, arguant par ailleurs que les données personnelles et les droits des Américains doivent être protégés, et que ces systèmes ne doivent "pas être utilisés contre les gens de façon injuste".

Les entreprises privées, (grands bureaux, salles de spectacles, etc.), soucieuses de rouvrir leurs portes, ont manifesté leur intérêt pour ce type de document au cours des dernières semaines. L'administration Biden a toutefois déclaré qu’elle allait publier une série de "conseils" et de "réponses importantes" dans le but de rassurer les Américains qui s’interrogent sur les politiques mises en place pour protéger leurs données personnelles.

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