Trump condamne les suprémacistes blancs

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Un texte signé par le président des États-Unis rejette "les nationalistes blancs, les suprémacistes blancs, le Ku Klux Klan, les néo-nazis et les autres groupes prônant la haine". Trump ne revient toutefois pas sur son commentaire condamnant aussi les contre-manifestants.

"En tant qu'Américains, nous condamnons les récents actes de violence à Charlottesville et nous nous opposons à la haine, au sectarisme, au racisme sous toutes ses formes" a assuré Donald Trump dans un communiqué qui a suivi l'adoption de la résolution. Approuvée lundi par le Sénat puis mardi par la Chambre des représentants, elle condamne tous les suprémacistes blancs. La réaction du président, qui pouvait signer ou non la résolution, était très attendue suite à son commentaire ambivalent sur le sujet. 

Le but de la résolution était de forcer le président à prendre une position claire sur les suprémacistes blancs. Donald Trump avait longtemps fait attendre sa réaction sur les évènements de Charlottesville, pour au final condamner les deux camps, ce qui avait suscité la stupeur parmi la classe politique américaine, y compris dans son camp républicain. 

Lors du mois d'août, des confrontations avaient éclaté à Charlottesville entre des groupements xénophobes et des antiracistes. Le Ku Klux Klan et autres militants suprémacistes blancs s'opposaient à ce qu'une statue d'un général confédéré soit retirée du paysage publique. Une militante antiraciste y avait perdu la vie. En cause, un sympathisant néo-nazi a foncé dans la foule avec sa voiture, blessant dix-neuf autres personnes.

"Je pense que à la lumière de l'arrivée des Antifas, si vous voyez un peu ce qui se passe de ce côté là, vous avez aussi des mecs plutôt méchants de l'autre côté"
Donald Trump
Président des États-Unis

Après avoir signé la résolution, le président a tenu à aborder de nouveau ce sujet, en maintenant toutefois son opinion. "Je pense que à la lumière de l'arrivée des Antifas (anti-fascistes, ndlr), si vous voyez un peu ce qui se passe de ce côté là, vous avez aussi des mecs plutôt méchants de l'autre côté", a dit le président. Il semblait en particulier faire allusion à un groupe d'anti-fascistes vêtus de noir et masqués qui, le 28 août, avait violemment pris à partie des partisans de Trump et des militants d'extrême-droite à Berkeley en Californie. Des images immédiatement exploitées par les médias proches de l'extrême-droite pour minimiser ce qui s'était passé à Charlottesville et rejeter une partie de la faute sur les militants antiracistes.

Plus tôt dans la semaine, une journaliste afro-américaine de la chaîne d'informations sportives ESPN écrivait dans un tweet "Donald Trump est un suprémaciste blanc qui s'est entouré d'autres suprémacistes blancs". La porte-parole de la présidence, Sarah Huckabee Sanders avait réagi à ce tweet en demandant à ESPN de licencier sa journaliste, affirmant que "c'est l'un des commentaires les plus scandaleux qu'on puisse faire".

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