Trump dit avoir été aidé par la Russie pour être élu... puis se rétracte

©AFP

Avec Donald Trump, c'est oui... puis non. Le président américain a affirmé dans un premier temps qu'il avait été aidé par Moscou pour être élu en 2016. Le chef d'Etat s'est ensuite rétracté.

Donald Trump a affirmé ce jeudi, pour la première fois, que la Russie l'avait aidé à être élu à la Maison Blanche en novembre 2016, avant de faire rapidement machine arrière. "Russie, Russie, Russie! C'est tout ce qu'on entendait au début de cette chasse aux sorcières. Et aujourd'hui, la Russie a disparu parce que je n'avais rien à voir avec le fait que la Russie m'ait aidé à être élu", a tweeté le milliardaire américain.

Moins d'une heure plus tard, depuis les jardins de la Maison Blanche, il corrigeait le tir. "Non, la Russie ne m'a pas fait élire", lançait-il, avant de s'envoler pour le Colorado. "Vous savez qui m'a fait élire? Je me suis fait élire", ajoutait le 45e président des Etats-Unis, qui avait suscité un tollé au sein de son propre camp lorsqu'il avait, lors d'une conférence de presse à Helsinki avec Vladimir Poutine, semblé accorder plus de valeur aux propos de son homologue russe qu'aux conclusions des agences de renseignement américaines sur ce sujet explosif.

Ces propos contradictoires interviennent au lendemain de la première déclaration publique du procureur spécial Robert Mueller qui a mené à bien l'enquête russe. Dans un discours d'une dizaine de minutes, l'ancien patron de la police fédérale (FBI) a redit qu'il n'avait pas rassemblé "de preuves" d'une entente entre Moscou et l'équipe de campagne du candidat Trump. Mais il a aussi pris soin de souligner qu'il ne pouvait pas exonérer le président des soupçons d'entrave à la justice.

"Si nous avions eu la conviction que le président n'avait clairement pas commis de délit, nous l'aurions dit", a-t-il lancé. Le procureur spécial, un homme austère qui a mené ses investigations à l'écart des regards, a souhaité que son intervention publique mette un point final à son travail. Alors que les parlementaires démocrates ont évoqué l'idée de l'auditionner, il a "espéré" ne pas avoir à le faire. "Je ne fournirai pas plus d'informations que ce qui est public si je devais témoigner au Congrès", a-t-il déclaré, renvoyant vers son rapport d'enquête, qui "parle de lui-même".

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