Trump prête main-forte aux Brexiters

Donald Trump a rencontré la reine Elisabeth lundi, au premier jour de sa visite en Grande-Bretagne. ©AFP

Le Président américain a entamé une visite d’État de trois jours à Londres. Une visite qui devrait contribuer à renforcer un peu plus la position de favori de Boris Johnson dans la course au leadership du parti conservateur.

En amont de sa visite d’État à Londres (Buckingham Palace lundi, Downing Street ce mardi), Donald Trump a largement soutenu celui qui a fortement contribué à la victoire du camp du Leave lors du référendum sur la sortie de l’Union européenne. Dans deux interviews au Sun et au Sunday Times, l’occupant conservateur de la Maison-Blanche a réaffirmé son soutien tacite à Boris Johnson dans la course au leadership du parti tory, qui déterminera le nom du nouveau Premier ministre, fin juillet. L’été dernier, il affirmait déjà que Johnson ferait un "excellent Premier ministre".

"Si j’étais eux, je ne paierais pas 50 milliards de dollars. C’est un chiffre énorme."
Donald Trump président des Etats-Unis

Le visiteur n’est décidément pas venu les mains vides puisqu’il a indiqué que Nigel Farage, qui s’était invité à son QG de campagne quelques heures après son élection en novembre 2016, méritait d’être associé aux futures négociations sur le Brexit.

Il a également distillé quelques conseils au futur occupant de Downing Street, qui devra, selon lui, se résoudre à adopter la manière forte dans les prochaines négociations – si l’UE accepte de les rouvrir –, quitte à opter pour un no deal en cas de blocage. Il a estimé que Theresa May a "laissé toutes les cartes" aux Européens depuis 2016 et jugé que le montant de la facture de sortie est trop élevé. "Si j’étais eux, je ne paierais pas 50 milliards de dollars (45 milliards d’euros). C’est un chiffre énorme", a-t-il asséné, sans entrer dans les détails techniques.

©AFP

Sur fond de guerre commerciale

Trump a fait également pression sur le Royaume-Uni pour qu’il renonce, le moment venu, au contrat donnant à la firme chinoise Huawei la possibilité de participer au déploiement de la 5G. Il y a quelques semaines, Theresa May et son National Security Council avaient pourtant conclu que Huawei ne représentait pas un danger sécuritaire majeur.

Trump espère ainsi le renfort d’un allié de poids et semble prêt à porter main-forte au Royaume-Uni dans l’optique des prochaines négociations sur le Brexit, s’il est sûr que cela lui permettra de remporter son duel avec la Chine.

Le Royaume-Uni est dans une position de faiblesse, puisqu’il a signé des accords majeurs avec la Chine au cours de cette décennie sur des infrastructures financières et nucléaires. Mais il dépendra surtout de ses futurs accords commerciaux avec les Etats-Unis en cas de no deal.

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