Trump se rapproche de l'impeachment

Malgré son assurance affichée et le soutien de certains élus très loyaux, Donald Trump est plus isolé que jamais après une série de démissions dans son gouvernement et des critiques cinglantes. ©REUTERS

Mike Pence, le vice-président américain, a refusé d'invoquer le 25e amendement de la Constitution des Etats-Unis pour évincer le président sortant du pouvoir. Mais une procédure historique d'"impeachment" va être lancée ce mercredi à son encontre.

Le 45e président américain devrait devenir ce mercredi le premier de l'histoire à être deux fois mis en accusation au Congrès dans une procédure de destitution.

Mike Pence, le vice-président, a refusé d'invoquer le 25e amendement de la Constitution qui lui aurait permis de démettre le président sortant, en le déclarant inapte à exercer sa fonction. Malgré cela, la Chambre des représentants, à majorité démocrate, a approuvé une résolution, désormais symbolique, pour l'exhorter à invoquer cet amendement.

Mais si cette dernière n'a été soutenue que par un républicain, l'acte d'"impeachment" pourrait, lui, rencontrer l'accord d'un plus grand nombre de membres du parti.

Vote ce mercredi

Un vote est prévu vers 15h (21h en Belgique) sur l'acte d'accusation à la Chambre des représentants. Soutenu par un grand nombre de démocrates, et avec l'appui notable d'une poignée de républicains - cinq avaient déjà annoncé leur soutien mardi soir -, il devrait être facilement adopté.

Selon le New York Times, Mitch McConnell, président de la majorité républicaine au Sénat, aurait dit à ses proches qu'il voyait d'un bon oeil la mise en accusation initiée par les démocrates, jugeant que cela aiderait le parti républicain à tourner définitivement la page Trump. Il pourrait lui-même encourager des sénateurs républicains à le condamner, ce qui l'empêcherait d'exercer d'autres mandats politiques à l'avenir.

Les démocrates prendront le contrôle de la chambre haute le 20 janvier mais auront besoin du ralliement de nombreux républicains pour atteindre la majorité des deux tiers nécessaire à la condamnation. Le procès contre Trump risque par ailleurs d'entraver leur action législative au début de la présidence Biden, en monopolisant les séances au Sénat...

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