Trump veut reconnaître la souveraineté d'Israël sur le Golan, la Syrie se fâche

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"Après 52 ans, il est temps pour les Etats-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d'Israël sur le Golan, qui a une importance stratégique pour l'Etat d'Israël et la stabilité régionale", a tweeté le président américain Donald Trump. De quoi s'attirer les foudres de Damas.

L'heure est venue pour les Etats-Unis de reconnaître la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, a estimé Donald Trump dans un tweet, rompant ainsi avec la position de la communauté internationale. 

Ce plateau a en partie été occupé par l'armée israélienne lors de la guerre des Six-Jours en 1967, qui en a chassé les forces syriennes. Il a été annexé en 1981 par l'Etat hébreu. Cette décision n'a jamais été reconnue par la communauté internationale.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, engagé dans une campagne électorale délicate, a immédiatement salué la volonté du président américain et a parlé d'une "décision courageuse". "Alors que l'Iran cherche à se servir de la Syrie comme d'une plateforme pour détruire Israël, le président Trump reconnaît courageusement la souveraineté israélienne sur le Plateau du Golan. Merci Président Trump", a écrit Netanyahu sur Twitter.

La Syrie condamne les propos "irresponsables" de Trump

Le gouvernement syrien n'a pas apprécié les déclarations du président Trump. Dans un communiqué publié par l'agence de presse officielle Sana, Damas se dit déterminé à récupérer le plateau du Golan par "tous les moyens possibles". Les déclarations de Donald Trump ne changent rien à "la réalité que le Golan est et restera syrien", ajoutent les autorités syriennes, qui parlent d'une violation flagrante de résolutions du Conseil de sécurité de l'Onu.

L'Union européenne est aussi sortie du bois pour rappeler qu'elle ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan.  "La position de l'UE n'a pas varié", a dit à l'agence Reuters une porte-parole de l'UE. "L'Union européenne, conformément au droit international, ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, parmi lesquels les hauteurs du Golan, et ne considère pas qu'ils font partie du territoire israélien", a-t-elle ajouté.

La déclaration de Trump intervient le jour où son secrétaire d'Etat Mike Pompeo est devenu le premier haut responsable américain à se rendre au Mur des Lamentations à Jérusalem, aux côtés d'un Premier ministre israélien, offrant un coup de pouce à Netanyahu, en pleine campagne pour les législatives du 9 avril.

Les services du Premier ministre israélien ont indiqué que ce dernier s'était entretenu par téléphone avec Donald Trump et l'avait personnellement remercié pour sa prise de position sur le Golan. Le président américain avait déjà rompu avec le consensus international en reconnaissant, en décembre 2017, Jérusalem comme la capitale d'Israël.

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