Twitter récuse les accusations "d'idéologie politique" devant le Congrès américain

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Comme Facebook, Twitter est accusé de "partialité politique" au détriment des conservateurs. Devant le Congrès américain, son patron, Jack Dorsey, s'est expliqué. Compte-rendu.

Twitter ne prend pas de décision par "idéologie politique". Le ton est directement donné par Jack Dorsey devant le Congrès américain. 

Lui et la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, étaient auditionnés par la commission du Renseignement du Sénat. Ils devaient s'expliquer sur "les opérations d'influence étrangères et leur utilisation des plateformes des médias" et sont soupçonnés de favoriser les opinions de la gauche américaine.

"Twitter n'utilise pas l'idéologie politique pour prendre ses décisions, qu'elles soient liées au classement du contenu de notre service ou à la façon dont nous appliquons notre règlement", a affirmé le patron de l'oiseau bleu dans une déclaration.

Et le patron du réseau social d'ajouter que Twitter n'était "pas préparé" face à de vastes campagnes de manipulation qui ont touché les réseaux sociaux ces dernières années. 

En avril, le patron de Facebook Mark Zuckerberg était déjà venu s'expliquer au Congrès et avait présenté ses excuses aux parlementaires pour les failles de sécurité du réseau social. Lors de la campagne 2016, des milliers de faux comptes avaient semé la discorde chez les électeurs en évoquant des sujets sensibles comme le racisme ou l'immigration.

Méfiance du public

Ces auditions interviennent alors que Donald Trump a récemment mis en garde les géants de l'Internet contre ce qu'il estime être un manque d'impartialité. Il accuse notamment Google de truquer les résultats de son moteur de recherche au profit des médias "de gauche" et, logiquement, au détriment des conservateurs.

Selon des experts de la technologie et des médias, il n'est pas prouvé que Google fausse ses résultats pour des raisons politiques. Et s'il le faisait, le président américain aurait peu de chances d'obtenir une réglementation de ses algorithmes, en raison du droit constitutionnel à la liberté d'expression.

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