Une sortie limitée pour "L'interview qui tue!"

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Sony Pictures autorise finalement la diffusion dans "un nombre limité" de salles du film "The Interview" ("L'interview qui tue!") le 25 décembre aux Etats-Unis, une semaine après avoir renoncé à la sortie de cette comédie à la suite d'une cyberattaque.

Sony Pictures, la division cinéma du géant Sony,a fait volte-face mardi en annonçant une sortie limitée aux Etats-Unis de "L'interview qui tue!", sa comédie parodiant le leader nord-coréen Kim Jong Un, défiant ainsi les pirates informatiques qui avaient menacé les salles qui le projetteraient.

Le film sortira le jour de Noël comme le studio de cinéma l'avait initialement prévu, mais il ne sera projeté que dans un nombre limité de salles, au lieu d'une sortie nationale dans des milliers de cinémas envisagée à l'origine.

"Nous n'avons jamais abandonné l'idée de distribuer +L'interview qui tue!+ et nous sommes heureux que notre film sorte dans quelques cinémas le jour de Noël", a déclaré le directeur général de Sony Michael Lynton dans un communiqué.

"Nous continuons parallèlement nos efforts pour nous assurer que des plateformes (de distribution via internet) et plus de salles" diffuseront le film "pour qu'il puisse atteindre le public le plus vaste possible", a-t-il ajouté, se disant fier que son groupe "ait tenu tête à ceux qui voulaient supprimer la liberté de parole" aux Etats-Unis.

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L'annonce la semaine dernière que Sony Pictures renonçait à sortir le film avait consterné Hollywood, acteurs et réalisateurs dénonçant une grave atteinte à la liberté d'expression et une victoire du terrorisme.

Côté politique, de nombreux parlementaires dont John McCain s'étaient aussi élevés contre cette décision et le président américain Barack Obama avait déploré "une erreur" de Sony Pictures. Le chef de la Maison Blanche s'est du reste félicité mardi de la décision de Sony Pictures de diffuser le film dans quelques salles.

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Lundi soir, un groupement représentant au total 250 salles de cinéma indépendantes avait lancé une pétition sur le site change.org pour demander à Sony de leur permettre de projeter la comédie controversée sur un complot fictif de la CIA pour assassiner le leader nord-coréen Kim Jong-Un. Cette satire a été qualifiée "d'acte de terrorisme" par Pyongyang, qui a selon les autorités américaines commandité la gigantesque attaque informatique dont Sony Pictures a été victime il y a un mois.

La Corée du Nord a été brièvement privée de connexion internet mardi, au lendemain d'une première coupure générale de neuf heures qui pourrait avoir été orchestrée en représailles à l'attaque informatique contre Sony Pictures, selon une société de cybersécurité. Le président Barack Obama avait assuré dimanche que Washington répliquerait à Pyongyang face à ce hacking. Mardi, le département d'Etat américain a toutefois refusé de confirmer ou non si Washington était impliqué dans la panne de réseau en Corée du Nord.

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