USA: le ralentissement se profile déjà

Les chiffres du PIB américain, attendus ce vendredi, pourraient laisser entrevoir un fléchissement de la croissance au deuxième trimestre.

Les chiffres officiels du PIB américain attendus pour vendredi pourraient montrer que la reprise économique a commencé à perdre de la vitesse aux Etats-Unis dès le printemps, avant même le ralentissement annoncé pour le second semestre.

Le département du Commerce doit publier ce vendredi à 14H30 GMT sa première estimation du produit intérieur brut américain pour les mois d'avril, mai et juin.

Selon le consensus médian des analystes, celui-ci devrait avoir progressé par rapport au trimestre précédent de 2,5% en rythme annuel, après une hausse de 2,7% pendant l'hiver.

Cela confirmerait que l'économie des Etats-Unis est encore bien loin d'avoir la vigueur nécessaire pour regagner les quelque 8,5 millions d'emplois perdus pendant la récession de 2007-2009.

Multiplication de signaux négatifs

La publication des chiffres du PIB intervient alors que les investisseurs doutent de la force de la reprise américaine face à la multiplication d'indicateurs économiques en baisse ou moins solides qu'attendu.

Dernier en date, l'indice de confiance des consommateurs publié mardi par le Conference Board, institut de conjoncture dont le siège est à Chicago, a baissé en juillet pour le deuxième mois de suite, pour retomber à son plus bas niveau depuis le mois de février.

Cette baisse est plutôt de mauvais augure pour la consommation, moteur traditionnel de la croissance américaine, même si l'indice du Conference Board ne permet pas, loin s'en faut, de prédire avec précision son évolution.

La Fed à la rescousse

Soulignant la présence de risques élevés de rechute économique, voire de déflation aux Etats-Unis, le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, avait indiqué la semaine précédente que son institution était prête à prendre de nouvelles mesures pour éviter que ces menaces ne se réalisent.

Il avait aussi répété s'en tenir au scénario suivant: "On continuera d'observer une croissance économique modérée une fois passés les effets de la crise financière européenne", fortement susceptibles d'avoir entamé la croissance américaine au printemps.

Les chiffres du département du Commerce permettront de se faire une idée plus précise de la vigueur de la consommation et de l'investissement, mais aussi de l'influence des échanges sur l'économie américaine, alors que les derniers chiffres officiels ont montré une hausse du déficit commercial en mai.

Pour les économistes du cabinet IHS Global Insight, l'économie américaine "a entamé le deuxième trimestre avec beaucoup d'élan, mais en est sortie avec très peu".

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés