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Washington claque la porte du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu

©REUTERS

Les Etats-Unis claquent ce mardi la porte du Conseil des droits de l'Homme de l'Onu, qu'ils n'ont pas réussi à faire réformer et jugent partial envers Israël, marquant à nouveau leur défiance à l'égard des organismes multilatéraux.

Les Etats-Unis ont décidé de quitter le Comité des droits de l'homme de l'Onu, a annoncé l'ambassadrice américaine aux Nations unies Nikki Haley faisant valoir que cette institution avait une position partisane défavorable à Israël.

La diplomate a justifié ce départ par le fait qu'aucun autre pays "n'avait eu le courage de soutenir les combats" menés par les Etats-Unis pour réformer une institution qu'elle a qualifiée "d'hypocrite et d'égoïste".

L'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) a déjà vivement critiqué ce nouveau repli.

Le Conseil des droits de l'Homme (CDH) a "joué un rôle important dans des pays comme la Corée du Nord, la Syrie, la Birmanie et le Soudan du Sud", a dit le patron de l'ONG Kenneth Roth. "Mais Donald Trump n'est intéressé que par la défense d'Israël", a-t-il dénoncé dans un communiqué.

Depuis l'arrivée début 2017 du républicain Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de l'Unesco, ont coupé plusieurs financements à des organes de l'Onu et annoncé notamment leur retrait de l'Accord de Paris sur le climat et de l'accord nucléaire avec l'Iran endossé par les Nations unies.

Leur décision survient au lendemain de vives critiques du Haut-Commissaire de l'Onu aux droits de l'Homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, contre la politique "inadmissible" et "cruelle" des autorités américaines de séparation d'enfants de leurs parents sans-papiers à la frontière mexicaine.

En mai, il avait jugé la réponse d'Israël aux manifestations palestiniennes à Gaza "totalement disproportionnée" et soutenu au grand dam des Etats-Unis l'idée d'une enquête internationale indépendante.

Zeid Ra'ad Al Hussein achève cet été son mandat et avait annoncé il y a plusieurs mois ne pas vouloir d'un deuxième en invoquant un contexte géopolitique défavorable, allusion à l'unilatéralisme à tout crin de Donald Trump.

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