Publicité

Comment investir en Roumanie et en Bulgarie

Investir en Roumanie ou en Bulgarie ne doit pas être réalisé à la légère. Tout dépend de votre produit et de votre structure de management. Astuces pour un investissement gagnant

(l'écho) Ouvrir un site de production dans un nouvel état membre demande une bonne étude de marché et une analyse des coûts réels. Les deux nouveaux pays arrivés dans l'Union européenne ne conviennent pas à tous les business. Faire de la sous-traitance pour des produits simples est un bon créneau dans ces pays. Vouloir y vendre des produits sophistiqués est plutôt à déconseiller.

Main d'oeuvre moins chère

Les machines ne sont pas perfectionnées, mais la main-d'?uvre est nombreuse et peu coûteuse.

Les coûts salariaux des pays de l'Est sont plus bas, c'est indéniable. Et même si ceux-ci ont tendance à augmenter, on reste bien en dessous de la moyenne européenne. Les salaires polonais représentent toujours 15% des salaires allemands. Ils étaient à 10% il y a 16 ans.

Dans les secteurs plus techniques, les entreprises étrangères ne prennent pas de risque. La main-d'?uvre qualifiée est trop tentée de fuir à l'étranger ou de changer de patron.

Les entreprises installées à la campagne risquent peu de départs. Leurs employés n'ont pas la mobilité des habitants des villes.

Par prudence, les entreprises à fort know-how préfèrent choyer leurs employés avec un bon salaire, des formations, des avantages comme les chèques repas ou une assurance hospitalisation ou des navettes de bus pour aller chercher ses employés.

Productivité et qualité

Mais attention, la main-d'?uvre bulgare ou roumaine est importante mais pas toujours assez productive et assez précise. La différence est culturelle.

Si vous avez un produit simple qui se monte facilement et demande principalement de la main-d'?uvre, vous pouvez envisager d'installer votre production en Roumanie ou en Bulgarie. Mieux vaut donc d'abord faire une étude de marché avant de se lancer à l'Est. Ainsi si le coût salarial ne représente que 15% du coût global, la délocalisation n'aura qu'un faible return.

Le contrôle qualité pose un autre problème. Il leur manque la rigueur.

Choisir son fournisseur prend du temps, le contrôler et le suivre aussi. Le grand défi est surtout de trouver un bon fournisseur.

Coût du transport

Il ne faut pas négliger le transport des marchandises dans son calcul de coût. Actuellement le réseau ferroviaire bulgare est tellement en retard que plusieurs entreprises ont du mal à acheminer leurs marchandises d'un côté à l'autre du pays.

Par contre, le secteur du textile est facile à déplacer. Il demande peu de machines et beaucoup de main-d'?uvre.

Un partenaire local, un atout

Trouver un partenaire local est un bon moyen de s'implanter sur le marché. Le partenaire aide à dépasser les problèmes de bureaucratie encore présents.

L'obstacle linguistique

Et il ne faut pas négliger la composante linguistique. Une fois passé les grandes villes, l'anglais et l'allemand ne suffisent plus. Par contre, la nouvelle génération est, elle, de plus en plus qualifiée techniquement et multilingue.

Ce ne sont pas des pays d'exportation

Il est difficile de vendre des produits belges, souvent sophistiqués, en Roumanie et en Bulgarie. Ces pays sont intéressés par l'achat de matériel performant mais à un prix inférieur aux marchés de l'Europe de l'Ouest. Depuis quelques mois, le pouvoir d'achat grandit toutefois.

Publicité
Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés