Emmenez vos employés au théâtre ou en salle de gym

Le chèque sport et culture existe depuis une quinzaine d'années. En l'absence de cadre légal fixant les incitants fiscaux et sociaux comme pour le chèque repas, il n'a cependant jamais vraiment pu décoller. Accor et Sodexho préparent actuellement la seconde saison du chèque.

(l'écho) Jusqu'au 1er juillet 2006, date à laquelle Rudy Demotte, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique, a mis en application le projet d'arrêté royal, offrant aux employeurs l'exonération des cotisations de sécurité sociale sur une valeur maximale de 100 euros par an et par travailleur.

Accor Services et Sodexho, les deux entreprises actives en Belgique sur le segment des titres de services, ont alors immédiatement repris la communication à l'adresse des entreprises sur ce produit alléchant.

«Ce service est très important pour nous car il s'inscrit dans une tendance du marché où les employeurs cherchent à offrir à leurs employés une meileure qualité de vie», explique Adrienne Axler, directrice de Sodexho Chèques et Cartes de Services. «En outre, c'est un produit noble, promouvant le sport et la culture. Tout le monde s'y retrouve donc.»

Faux départ

La première année cependant ne fut pas un grand succès. D'une part à cause du temps d'apprentissage nécessaire sur chaque nouveau marché. «D'autre part, le chèque sport et culture a une grande particularité par rapport aux autres chèques: sa saisonnalité», poursuit Marie Cordiez, chargée de la communication chez Accor Services, grand concurrent de Sodexho sur le marché belge du titre de service. «Le chèque sport et culture a une date de validité fixe, déterminée par la loi, et qui va du 1er juillet au 30 septembre de l'année suivante.» La volonté du législateur était en effet de permettre aux employés d'utiliser les chèques à la rentrée pour l'inscription des enfants au club de sport ou l'abonnement à la saison théâtrale.

Certaines grosses entreprises, peu flexibles, n'avaient pas prévu les chèques au budget. D'autres, pourtant plus souples, n'ont pas su réagir à temps. Et acheter des chèques à la durée de validité déjà bien entamée n'était pour elles plus intéressant. «C'est un service qui nécessite la négociation d'une convention collective de travail en conseil d'entreprise, ou la conclusion d'une convention individuelle dans les entreprises n'ayant pas de représentation syndicale», ajoute Adrienne Axler, de Sodexho. «Ce qui explique que la procédure soit un peu lente et compliquée à démarrer.»

Un an s'étant écoulé, les clients intéressés par les chèques devraient s'avérer plus nombreux en 2007. «C'est pour nous une année charnière», confirme la patronne de Sodexho. «Nous comptons beaucoup sur cette nouvelle saison.»

Clients et affiliés

Le législateur a prévu des normes strictes pour le choix des affiliés du réseau de points de vente où il est possible de payer au moyen des chèques sport et culture. «Le réseau est limité à des organismes sportifs ou culturels reconnus par les communautés et par les fédérations nationales», explique Marie Cordiez d'Accor Services. «Le réseau clients se construit également d'une manière ciblée et s'entretient avec soin. Ainsi, nous venons de sélectionner une série d'entreprises dans les environs d'un Passage Fitness (chaîne de salles de gymnastique), à qui nous proposons d'offrir 5 jours gratuits à tous les employés dans ces salles de gym afin qu'ils constatent à quel point le sport est bénéfique à leur entreprise. S'ils sont convaincus, ils pourront adhérer au système du chèque sport et culture.»

Un témoignage

Martine Constant, directrice de l'entreprise Martine Constant & Partners, n'a guère besoin d'être convaincue. Cliente d'Accor, son agence de marketing téléphonique, études de marché et client mystère, emploie 26 personnes à Liège, Bruxelles, Anvers et Luxembourg. Chiffre d'affaires de l'entreprise: 1,25 million d'euros.

«Nous travaillons avec des équipes de téléconsultantes et des équipes fixes», explique la directrice. «J'ai toujours été attentive à motiver mes équipes. En 2005, j'avais déjà offert à mon personnel un abonnement dans un club de sport. Je pensais en effet que faire du sport ensemble était bon pour la dynamique de groupe. J'aime également fêter les anniversaires. Aujourd'hui, plutôt que d'offrir un abonnement dans un centre de gym ou un cadeau aux anniversaires, j'offre des chèques sport et culture. Certaines employées les utilisent pour prendre un abonnement au théâtre, d'autres pour inscrire leurs enfants à des stages sportifs. C'est un service très apprécié de mes équipes. Un seul regret: on a droit à 50 € par personne et par an, plus un chèque supplémentaire par enfant à charge. J'aimerais pouvoir en donner plus.»

F.A.

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