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Le commerce équitable, une niche pour PME ?

La grande distribution sollicite beaucoup les sous-traitants de produits équitables pour ses propres marques. Le commerce équitable offre tres certainement des opportunités à saisir. Notamment pour de petites entreprises dynamiques et souples. Mode d'emploi

(l'écho) Contrairement au label 'bio', la loi ne protège pas l'appellation 'commerce équitable'. Pourtant, selon l'ASBL Max Havelaar, ce créneau comporte encore un potentiel de développement important, notamment dans l'agro-alimentaire et au niveau des produits composés tels que confiture, biscuits ou au niveau des produits textiles.

Un créneau à la portée des PME qui pourrraient s'y retrouver gagnants même si ceci suppose aussi des contraintes supplémentaires.

Un marché au potentiel croissant

  • au niveau des particuliers: la consommation de café équitable a crû de 57% en cinq ans en Belgique. Sur la même période, la demande de café standard reculait de 2% par an.
  • au niveau des distributeurs et de l'horeca. Certaines chaînes de supermarchés ont créé leur propre label équitable. La grande distribution sollicite beaucoup les sous-traitants de produits équitables pour ses propres marques.
  • A l'exportation, on peut viser les marchés de qualité ou anticiper sur une demande future. L'Angleterre connaît la plus forte demande. Le côté éthique fonctionne bien dans les pays scandinaves, en Hollande et en Suisse. Et le marché français se développe de façon spectaculaire.

Une rentabilité assurée

Le positionnement, en matière de prix, représente un autre avantage. Ce créneau permet de dégager des marges de croissance dans des marchés très stables, comme celui de l'agroalimentaire. Le prix supérieur n'est plus un problème. Il faut toutefois tenir compte que les matières premières sont elles aussi près de 15% plus chers.

Une publicité qui n'est plus à faire

Au niveau marketing, la notoriété du label équitable a maintenant atteint une masse critique. Elle s'entretient d'elle-même, à l'image d'une boule de neige dévalant une colline. Le label lui-même éveille l'attention des médias. Dernier exemple en date: le fabricant de serviettes de bain «équitables» Clarysse a fait l'objet d'un reportage au journal télévisé de la VRT, avec un retour médiatique très conséquent.

La certification permet aussi de différencier sa gamme de celles des concurrents. Ce sera par exemple plus facile de pénétrer un nouveau marché.

Par ailleurs, adhérer au commerce équitable comporte aussi des contraintes

La certification

L'asbl Max Havelaar facture son droit de licence au prorata des quantités vendues. Le coût peut varier selon le type de produits. Il s'élève souvent en moyenne à 2% du chiffre d'affaires réalisé avec les produits labellisés. Il faut aussi prévoir un audit de contrôle une fois par an de l'ASBL et un rapport des chiffres d'achats et de vente tous les 3 mois.

Le produit

Toutes les matières premières utilisées dans la conception du produit final doivent être équitables (provenir des producteurs agréés issus des pays du Sud) si elles sont disponibles sur le marché. La teneur du produit en matières sèches équitables doit aussi atteindre les 50%. Il faut toutefois tenir compte que les matières premières sont elles aussi près de 15% plus chers et leur choix est plus limité.

Produit de qualité supérieure

La qualité est aussi primordiale pour Thierry Noesen. «Le consommateur de produits équitables part avec un a priori de qualité supérieure. Il ne faut pas le décevoir.»

La provenance des ingrédients est prioritaire. «Le client a envie de savoir de quels pays provient ce qu'il mange. Cela influe très fort sur la conception de nos emballages.»

Photo Max Havelaar

H.S.

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